LA VILLE FANTOME

LA VILLE FANTOME
ICI , TRES BIENTOT......

# Posté le samedi 28 février 2009 20:05

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 06:28

L'INVENTAIRE - Page de Publicité

Un forum sur l'étrange vient d'etre créé : http://minuit.forum-actif.net/ Venez lire et vous inscrire !

# Posté le samedi 28 février 2009 13:59

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 06:27

LE LIT DEFAIT

LE LIT DEFAIT
CHUT ! ne faites pas de bruit. Vous pénétrez dans mon intimité....

Laissez moi vous parler d'amour. Mes mots parlent a vos oreilles sans intermédiaire. Ma bouche raconte des secrets d'alcôve. J'entrouvre la porte de ma chambre. Une musique douce s'envole , la lumière est tamisée et parmi les draps froissés, je repose endormie... La, sur un lit d'amour , je me souviens : "Toi et moi" .


LE LIT DEFAIT
Témoin de nos corps à corps. On peut lire au creux de nos lits de fortune, nos secrets les plus intimes. Les amants s'aiment la nuit et le jour. Le plaisir nous va comme un gant.
Toute tiède encore de nos étreintes, je ferme les yeux vaguement odorante et savoureuse, je remonte jusqu'a toi pour dépasser nos frontières. Éteins la lampe ! Tout est calme, je baisse les yeux et laisse échapper un soupir. Viens mon ami, défaissons encore le lit.
Aimons nous mille et mille fois pour refaire encore et toujours des plis aux creux des draps froissés. Sur le lit, allongés, témoin muet de nos empoignades, nous chavirons d'un bord a l'autre, totalement déboussolés. Qu'ils soient : botte de foin, mousse des bois, sofa de velours, divan du salon, lit a baldaquin, ou tapis d'orient.... Nous répétons , jour après jour, les gestes de l'amour. Sensuels ou sauvages, sans cesse nous réinventons ce que d'autres avant nous, on essayé. L'amour n'a pas d'age, au creux d'un lit improvisé, chacun ici présent, est près a mourir de plaisir. Pour un paradis ou un enfer, chacun ici et maintenant est prêt a attiser les flammes de la passion....
Il est beau a en mourir, ce lit. Hier, tu as pris ma main, aujourd'hui tu prends mon coeur et demain ? Nous pénétrerons ensemble au plus profond de la chambre rose. La ou est caché le grand lit silencieux pret a nous recevoir. Viens mon ami, viens sur moi. Ouvrons le lit immaculé, comme une page blanche. Ce soir, j'ai encore envie de t'aimer. Nos souffles chauds bassinent les draps de soie. Tu verras, tu auras tout , le reste et plus encore ,si tu sais me bouleverser.
Dans notre lit enfin complice de nos ébats, entre deux draps de toile soyeuse que nous avons plié et replié au grès de nos fantaisies, nous nous sommes pris et quitter pour mieux nous unir. Tu étais en moi. Un pour deux, dans la chaleur de notre lit, qui même s'il a tout vu, n'a rien dit alors qu'il n'en pensait pas moins.
Est-ce donc cela l'amour, un combat horizontal ?

N.B : Surtout que mon lit me rappelle de changer les draps...

# Posté le dimanche 03 mai 2009 09:10

Modifié le mercredi 06 mai 2009 12:23

LA MAISON ABANDONNEE........................................(nouvelle écrite en aout 2008)

LA MAISON ABANDONNEE........................................(nouvelle écrite en aout 2008)
Sept 2008.
Sur la lande un petit vent souffle et oblige les derniers touristes a mettre un gilet. La saison touristique a été bonne ,mais depuis quelques jours la petite ville de Brettes-les-bains, c'est vidée. Ne se promène encore que les retraités et les jeunes couples sans enfant. Il fait encore beau, mais les jours finissent de bonne heure et il ne fait guère plus de 20° autour de la mi-journée. Alors les promenades sont tranquilles , malgré quelques magasins déjà fermés.
Sur la plage quasi déserte, une jeune femme blonde et son ami marchent main dans la main d'un meme pas vers l'horizon, comme si leur avenir en dépendait. En fait, ils sont plongés dans leur conversation de projet et avancent sans vraiment sans rendre compte. C'est la fin d'après midi, les amoureux cheminent leur chaussures a la main. Les pieds dans le sable, simplement vetus d'un maillot de bain et d'un grand pull. Le reste de leur affaires est pliés dans un sac en osier. Marc tient Léa par les épaules aussi fort que s'il s'était fait un devoir de la sauver. Ils se sont rencontrés depuis près d'un an et ils projettent de se marier.
Marc , 27 ans, est professeur de sport et Léa 24 ans travaille dans la mode, elle gère une petite boutique de prêt a porter. Alors tout a leur discussion, ils ne remarquent pas tout de suite les gros nuages noirs qui s'amoncellent a l'horizon.
La journée est déjà bien avancée. Il est environ 16 h et ils sont loin. D'un coté, la mer de l'autre coté, la dune. Soudain , ils prennent consciences de l'orage qui menace et s'interrogent pour se mettre a l'abri. Il n'y a rien dans les environs et ils sont trop loin pour rentrer.
Viens, je crois me rappeller qu'il y a un chemin dans la lande un peu plus loin, Marc s'empare de la main de sa compagne et ils se mettent a courrir. A 300 mètres , ils empreintent le fameux chemin , est en fait un escalier qui serpente dans les herbes. Puis , il se transforme en chemin pour pénétrer entre deux ranger de pins parasol. Tres vite , la foret se convertit en parc d'un coté et un mur d'enceinte longe les gravillons. Il commence a pleuvoir de grosses gouttes de pluie chaude de fin d'été, lorsqu'il après encore 500 mètres, il s arrivent devant les grilles d'un parc. Au vue , des ronces et des herbes folles, la propriété a l'air abandonnée. Entre les arbres , on distingue a peu près l'allée qui doit remonter vers la maison, mais on ne la voit pas du chemin. Les grilles sont fermées par une chaine et un cadenas, mais le temps a fait bailler les deux battants de fer forgés, si bien qu'en se contorsionnant un peu , on peut facilement passer et entrer a l'interieur.
Marc et Léa se regardent, mais la pluie redouble, alors ils passent chacun leur tour en dessous et main dans la main , prennent l'allée sans vraiment savoir ou elle va les emmener.

Il ne faut pas longtemps en courant pour contourner un buisson d'épineux a grosses fleurs orange et découvrir une batisse de toute évidence abandonnée depuis longtemps. Il pleut beaucoup maintenant et la maison a l'air encore plus lugubre a travers le rideau de pluie grise. Les volets sans couleur pendent ou sont a terre. Certains carreaux de fenêtres sont cassés. Le perron est grignoté par les mauvaises herbes la balustrade est descellée, et la porte d'entrée en chêne est noire de toutes les intempéries qu'elle a du voir.
Mac et Léa sont restés médusés devant cette image d'horreur tout droit sortie d'un film de série B. Pourtant , il faut bien qu'ils s'abritent , alors ils montent les quelques marches deux a deux et se collent a la porte pour se protéger du vent et de l'eau. Mais la verrière est cassée et ils sont aussi mouillés que s'ils étaient restés sur le chemin.
- reste la, dit il.
Marc redescend les cinq marchent , puis se retourne pour regarder la facade. Presque immédiatement, il a l'air surpris. IL fait sombre maintenant et il pleut des cordes. IL revient vers Léa .
- J'ai vu une lueur au premier, il y a quelqu'un , on va frapper.
Toc, toc, toc ! Rien pas de réponse. Alors il frapper a coup de poing.
Pan , Pan, Pan ! Au bout d'une minute , toujours rien. Il pose la main sur la grosse poignée de laiton et tourne, elle grince mais rien n'arrete ca course. La porte s'ouvre sur un hall tellement sombre qu'on ne voit pas s'il est petit ou grand. Une ombre noire tombe a un mètre de la porte.
- Viens.
Et il entre. Léa qui est le dos a la balustrade rouillée sur le perron ne bouge pourtant pas.
- Tu crois qu'on peut entrer comme ca ?
Mais elle n'a pas fini sa phrase, que la rembarde cède et qu'elle tombe de tout son long dans une marre de boue 1 mètre 50 plus bas. Au meme instant, un éclair claque dans un bruit assourdissant, une lueur incroyable traverse le ciel . Léa , toujours allongée , est prise d'une crise de fou rire . Elle est entièrement trempée de la tete aux pieds, ses cheveux ruissèlent , elle se tient les cotes et rit sans retenue.
HHAHAHAHAHAH !
Deux minutes plus tard, relevée et dégoulinante, de nouveau sur le perron , elle s'exclame.
- Non mais tu as vu ce gadin ! Non d'un chien , j'ai pu un poil de sec. J'arrive Marc.
Encore un sourire aux lèvres , elle pose la main sur la porte et pousse.
Rien. Alors, elle s'y reprend a deux fois, et tourne la poignée. Rien. Comme si la porte était fermée a clé. Un nouvel éclair claque et Léa panique un peu.
- Marc. Marc, la porte est fermée. Marc, crie : - Léa ! en tambourinant a la porte.
- Je suis la ma chérie, attend je vais l'ouvrir.
Léa entend nettement triturer a l'interieur, mais rien ne se passe. ...
Marc lui cri :
- passe par une des fenêtres.
Alors Léa redescend le perron , le contourne et passant a travers les buissons le long de la façade, s'approche de la première fenêtre. Un carreau est cassé. Elle pousse de toutes ses forces contre le chambranle. Marc apparait par les vitres sales et s'arcboute contre la crémone.... Au bout de 5 minutes, rien. Il crie a sa compagne. Essaie une autre. Et il sort de la pièce. Léa longe le mur de crépis qui tombe en lambeaux et arrive a la seconde fenêtre du Rdc. Marc n'est pas encore arrivé par l'intérieur. Il y a un volet de fermé, l'autre est tombé au sol. Elle commence a forcer le battant de la fenêtre. Il fait sombre dedans, les vitres sont encore plus sales que l'autre fenêtre. Dans la maison, un vieux rideau sans âge pend lamentablement et cache la pièce a Léa. Soudain, la tenture bouge et se range sur un coté. Elle sursaute. C'est Marc avec un grand sourire. Il pose ses deux mains sur la poignée et tourne. Rien. Alors, il s'enerve.
- Pousse toi, dit-il
Il disparait a ses yeux 1 minute et réapparait tenant dans sa main, un chandelier semble-t-il. Il prend son élan et il tape et il tape, encore et encore. Les carreaux de la fenêtre vibrent , bougent même mais ne cassent pas. Après plusieurs minutes d'efforts infructueux, en nage il s'arrête se colle aux carreaux. Léa s'approche et pose sa main sur sa paume chacun d'un coté de la vitre.
- Arrête, tu es fatigué et puis tu risques de te blesser. Fait le tour de la maison . Essaie de sortir. Moi, je vais faire le tour par l'extérieur et on se retrouve ici après. Si j'arrive a entrer, je t'appelle, lui dit la jeune femme.
Les amoureux se lancent un baiser et partent chacun sans leur direction. Léa sort donc des buissons et s'engage sur l'allée pavée, mais recouverte de mousse, qui semble faire le tour de la maison. Il est difficile de progresser comme dans le reste du parc d'ailleurs. A cause des mauvaises herbes et ronces qui ont tout envahit depuis des années. De plus le temps ne sait pas arrangé, il tombe des trombes d'eau, et a intervalles réguliers des éclairs transpercent le ciel et le tonnerre éclate. Léa depuis sa chute du perron est entièrement trempée et ne risque pas de sécher avec tout ce qui tombe. Ses longs cheveux dégoulinent et lui couvrent le visage. Son pull a grosses mailles es imbibés comme une éponge et ruisselle. Arrivée a l'angle de la façade, léa tourne et longe le mur sur ce coté de la demeure, il n'y a pas d'ouverture au rdc. Alors elle avance comme elle peut, a travers ce qui avait du etre de joli buisson bien taillé et qui sosnt revenus a la sauvagerie depuis belle lurette. Elle a une vingtaine de mètre a faire et puis elle se retrouvera sur le derrière de la propriété. D'enormes gouttes de pluie viennent frapper les feuilles des arbres tout autour. Platanes, chenes, peupliers.... L avigne vierge recouvre entièrement cette partie de la maison jusqu'au toit. Les larges feuilles découpées se chevauchent et ne laissent plus apparaitre la moindre pierres de la maison. On ne sait donc pas si une ouverture se cache quelques part. Il lui a fallu près de 10 minutes pour parvenir a l'arrière du bâtiment et lorsqu'elle tourne a l'angle . C'est une foret amazonienne qui s'étend sous ses yeux. Les ronces et la vigne entrelacées sont parties a l'assaut d'une immense véranda en fer forgé en demi-cercle accolée au bâtiment. Elle ne peut même pas s'approcher des verrières a moins de dix mètres. Après il y a ce qui du être un gazon en escalier sur toute la largeur de la maison, et qui part a perte de vue vers de grands arbres. Le parc a l'air d'être immense. Léa réfléchit en regardant la bâtisse , il est impossible d'entrer par ici, elle va revenir vers la porte principale et prévenir marc.
Léa revient sur ses pas et se poste devant la maison. La, elle crie et appelle....
— Maaaaaarc , Maaaaaarc.
Au deuxième étages, elle voit les rideaux bouger a une lucarne sans carreaux sous le toit.
- chérie, je suis la....
- j'arrive pas a entrer Marc ! Dit-elle
- et moi, je n'arrive pas a sortir, toutes les fenetres sont bloquées et les portes sont fermées, celle de derrière et celle de service sur le coté, crie Marc.
- comment fait-on ?
- Au premier , les volets sont fermés et au premier , je n'arrive pas a casser les carreaux, j'ai essaye, mais je n'y arrive pas..... Mais moi au moins, je suis a l'abri, pas toi. C'est dangereux avec l'orage , léa ! Répond Marc.
- je vais retourner au village , chéri. Je vais revenir avec quelqu'un, en attendant repose toi et seche toi , dit-elle.
- D'accord cherie, fait bien attention a toi , hurle Marc
- J'y vais et je reviens, dit elle. Sur ce, elle lui envoie un baiser du bout des doigts et un signe de la main, ses cheveux lui dégoulinent dans les yeux. Marc la regarde partir d'un bon pas sous la pluie et se retrouve seul dans cette grande maison sinistre.


Léa courre dans le chemin qu'ils ont fait tous les deux quelques minutes plus tot. Puis, alors que l'orage ne faiblit toujours pas, elle arrive sur la plage qu'elle longe. Lorsqu'elle débouche sur le ramblai plus d'une heure et demie c'est écoulée. Elle est trempée sur aux os et est toute éssouflée. Elle remonte l'avenue de la plage déserte et sur la place ou se trouve de grands pins, elle reprend son souffle et songe qu'avec les éclairs qui pètent , elle a interet a ne pas la traverser. Les arbres sont bien trop hauts. N'étant plus maintenant a quelques minutes près , elle fait le tour par la rue du centre et remonte vers l'avenue bleue. Il lui reste une centaine de mètres et elle sera arrivée a leur hotel. Lorsqu'elle pousse la porte de l'accueil le concierge, la patronne et deux clients se retournent ébahit de son état liquide.....
- Doux Jesus m'a petite demoiselle que vous est –il arrivé ?
- On a .... Été surpris..... Par la pluie.... On était .... Sur la plage.... Dans une maison ... abandonnée sur .... La dune .... Marc est coincé..... Il faut l'aider.... Vite !
Les mots sont sortis a toute vitesse entre deux respirations saccadées.
Un grand silence s'installe. La patronne ouvre de grands yeux ronds. Le concierge la bouche ouverte bafouille :
- la, la ... la , la maison des , des des du , du, dunes ?
- Oui.... Dans la ..... Pinède .
Ils se regardèrent tous décomposés, qui la main sur la bouche, qui secouant la tete, qui se laissant tomber sur une chaise.
Léa fatiguée par sa course folle, saisit le malaise ambiant et commence a paniquer.
- Pourquoi faites vous cette tete ?
Alors l'un des clients , agé et résident a l'année, dit tout bas ....
- la maison des dunes est abandonnée depuis près de 150 ans. Je me souvient de ma grand-mère qui me racontait l'histoire de ses propriétaires lorsque j'étais enfant. Il est arrivé un grand malheur dans cette maison et elle est hantée depuis. La nuit, on voit une ombre blanche passer derrière les fenetres de la demeure, une lumière a la main .c'est Victoire décédée tragiquement, qui attend éternellement son fiancé parti après le drame.
Nul n'est censé y pénétrer sans risque.
Il faut prévenir la police....


Marc déambule parmi les nombreuses pièces du premier étage, la poussière et les toiles d'araignée y sont « reines », mais elle ne manque pas de caractère celle maison. Coincé ici, il en profite pour visiter, au moins il est a l'abri de la tempête qui sévit dehors. Et d'après ces calculent, Léa en a au moins pour deux heures a revenir a la station balnéaire. Et presque autant pour revenir avec du secours. Les bruits de la foudre sont assourdit a l'interieur, s'il ne faisait pas si sombre, la maison serait presque agréable. Alors qu'il est dans une grande chambre avec un lit a baldaquin , Marc entend marcher en bas semble-t-il . IL s'arrete et écoute. La pluie ruisselle sur les carreaux, le tonnerre résonne a intervalle régulier, le ressac des vagues aussi se fait entendre , mais a part cela rien. Soudain...
Clic, clac, clic, clac. Des talons sur le carrelage, il le jurerait. Il pivote et se rend dans le long couloir qu'il remonte jusqu'au palier . IL s'agrippe a la rambarde en fer forgé et se penche. En bas, c'est le grand hall de marbre recouvert de vieux tapis mités. On entend rien de particulier, puis a nouveau , comme s'éloignant : clic, clac, clic, clac. , clic, clac.
Cette fois, il est sure ce sont des talons sur le sol. Des chaussures de femme meme. Marc empoigne la rampe et descend allègrement les marches du grand escalier de la maison.
- Il y a quelqu'un ?
Dans le hall , il traverse directement et entre dans la pièce a gauche de la porte d'entrée. Tout a l'heure avec Léa, il était allé de l'autre coté, dans la bibliothèque. La , la porte a double battant est entrouverte. Il la pousse. Elle grince sinistrement. Alors il se racle la gorge et en criant plus fort , qu'il ne l'aurait voulu, il répète sa question :
- Il y a quelqu'un ?
Sa voix résonne dans l'immense demeure et a son immense surprise, il entend une voix claire répondre :
- Mais oui, donnez vous la peine d'entrer Monsieur.
Marc qui se croyait seul, sourit et pénètre dans la grande pièce. Contrairement aux autres pièces, celle-ci est claire et propre. C'est a priori un grand salon avec d'imposants tableaux de famille aux murs, de jolis tapis d'orient , des meubles d'époque napoléonienne, et au bout de la pièce assise dans une chauffeuse, une jeune femme en robe longue tout blanche, un livre a la main.
Il se dirige droit vers elle et dit :
- Mademoiselle, je suis désolée de vous importuner, mais l'orage m'a pousser a passer votre porte....
A ce moment, elle lève la tete et son regard sombre se pose sur Marc. Immédiatement saisie de stupeur , elle se lève précipitement et fait tomber son livre a terre, en portant les mains a son cou.
- Marc !
Marc surpris la regarde toujours le sourire a la bouche.
- Nous nous connaissons ? Excusez mon impolitesse, mais je n'arrive pas a vous remettre, je voulais m'abriter quand....
Puis comme revenue de sa surprise, elle courre vers lui et se jette dans ses bras.
- O Marc, si tu savais comme je t'ai attendu !
Embarrassé et ne sachant trop quelle attitude prendre, il restait la dans le milieu de la pièce les bras écartés pour ne pas toucher la femme pendue a son cou. Il prit le parti de se taire et d'attendre.
Après quelques longues minutes, elle s'écarta de lui, un sourire radieux sur son visage et le prenant par la main, lui murmure :
- Viens, on a tant de choses a se raconter.
Et elle l'entraine dans le canapé face a la grande cheminée.
Marc ne la quitte pas des yeux, mi-amusé, mi-ennuyé de ce qu'il semble etre une méprise pour lui, mais il s'assoie et l'écoute gentiment.
Apres tout , il n'était pas pressé et elle avait l'air si contente.
- Je suis heureuse de te voir, si tu savais comme cela fait longtemps que personne ne m'a rendu visite. Mais quelle joie pour moi, de t'avoir a nouveau pres de moi Marc. Mais raconte moi, qu'as-tu fait tout ce temps ? Tu as voyagé ? Rencontré des gens ? Raconte ....
- c'est-à-dire..... Bredouille Marc.
Elle lui coupe la parole
- Mais j'y songe, tu as peut-etre soif ? Un café, un thé, quelques chose de plus fort peut-etre ?
Si ca pouvait retarder l'interrogatoire, c'était toujours ca
- Oui, merci. Un thé me ferait plaisir, lui répond Marc.
Aussitôt, la jeune femme se lève et se dirige vers le fond de la pièce tout en continuant de parler fort , pour qu'il l'entende.
- Je suis bête, avec ce temps, évidemment que tu souhaites une boisson chaude. C'est pas croyable , mais avec cette solitude j'en ai perdu l'élémentaire des politesses. Je suis vraiment désolée, mon cheri, je te prépare cela tout de suite....
Marc est resté bouche bée devant ce nuage de tissu blanc intarissable et ne sait trop comment gérer la situation. Elle est partie et il l'entend qui s'adresse a lui depuis l'autre pièce. Il réfléchit, puis son regard se porte sur le manteau de la grande cheminée, prete a etre allumée. La, un tres grand tableau représente un couple en costume ancien et robe longue et Marc n'en croit pas ses yeux. La femme , c'est son hotesse, mais l'homme a qui elle tient le bras, c'est lui......
il se lève et vient tout près de la toile, il n'y a pas de doute possible c'est elle, c'est lui... Il secoue la tete , jamais je n'ai posé pour un peintre, je m'en rapellerai. Comment est-ce possible ?
A coté, elle continue son monologue
- ... que vas-tu penser , Marc, de t'a fiancée après tout ce temps ? Mais ne t'inquiète pas c'est l'émotion de te revoir a la maison.
Et sur ce, elle apparait dans le salon avec un plateau , une théière et deux tasses.
Marc veut gagner du temps, alors il demande :
- Ou sont les toilettes , je ne me rappelle plus ?
- Mais oui, dans le grand hall, derrière l'escalier, lui dit –elle, va, je t'attends.
Marc sort sans se faire prier, et il repasse par la porte ou il est entré vingt minutes plus tot, il se dirige vers l'escalier , le longe et voit se dessiner une porte dans la tapisserie sous les marches, il entre. C'est un petit cabinet de toilette avec également un petit lavabo et un miroir. Le verrou tiré, Marc s'appuie de ses deux mains sur le rebord de la faiance en regardant son reflet dans la glace. Mais qu'est ce qu'il se passe ? Devient –il fou ? Soudain , il remarque un carreau du carrelage avec une inscription , c'est un c½ur rouge avec une flèche et deux noms : VICTOIRE & MARC-ANTOINE.....


L'orage , c'est éloigné et il ne pleut presque plus. La nuit est tombée depuis longtemps. Lorsque Léa a quitté la voiture de police tout a l'heure au bord de la plage, il était 21 h 10. Les policiers qui l'accompagnent sont en train d'ouvrir le portail rouillé a pleins battants, après avoir coupé la chaine qui le retenait. Le capitaine Berger demande a Léa, tout en suivant le chemin tracé dans les hautes herbes couchées
- C'est bien par la que vous etes passés ?
- Oui capitaine. Puis en arrivant face a la maison , Léa remarque une lumière allumée aux fenetres du rez de chaussée sur la droite de la facade. Puis , soudain, une autre lumière vacillante cette fois , passant devant les carreaux du deuxième étage. Regardez ? Crie-t-elle en pointant du doigt.
Les policiers lèvent tous la tete et eux aussi voient les lumières.
- Déployez vous et ouvrez moi cette porte. Il n'y a plus personne et plus d'électricité , ni d'eau depuis longtemps , a l'interieur.
En cinq minutes , ils sont tous a l'interieur, ils se séparent a gauche, a droite et dans l'escalier.... De loin en loin , on entend les appels des agents
- Marc PORTAL vous etes la ? Marc , ou etes vous ?
Rien pas de réponse. Le capitaine et Léa pénètre dans le grand salon du rez de chaussée, il y fait aussi sombre que dans les autres pièces, les grands tapis sont couverts de poussière et troués dans pleins d'endroit. Dès son entrée Léa voit le grand tableau sur la cheminée et malgré les toiles d'araignée , elle est saisie par les traits de l'homme représenté avec une femme a son bras, c'est Marc. Son Marc....
Le capitaine qui voit l'étonnement de Léa, regard a son tour la toile et demande : - C'est lui ?
- Oui , répond elle dans un souffle, comment est ce possible ?
Après plus de deux heures de fouilles minutieuses de la cave au grenier, Marc Portal reste introuvable. Les policiers raccompagnent la jeune femme en pleure a son hotel. Etant majeur, et n'ayant trouvé sur place rien d'inquiétant, aucune recherche officielle ne sera lancée. Léa après une semaine d'attente est désespérée. Elle fait sa valise et le sac de Marc, les vacances s'achèvent. Ou est il donc passé ? Aux prochaines vacances, elle reviendra ici et elle reprendra ses recherches, elle veut comprendre.


Dans la maison des dunes, on a depuis longtemps allumé les lumières et bu leur tasse de thé. La soirée s'éternise, Victoire n'en revient pas d'avoir retrouvé son fiancé et Marc ne comprend pas ce qu'il lui arrive. Tout a l'heure , il a cru que tout allait finir lorsqu'il a entendu les policiers et sa compagne arriver. Puis, ils ont pénétrés dans la maison, il a courru a eux en parlant a Léa. Mais personne ne l'a entendu, et personne ne l'a vu. Tout c'est passé comme s'il était invisible. d'ailleurs Victoire le lui a confirmé, lorsque des gens viennent chez eux, ils ne peuvent pas communiquer de quelques manières que se soit, ni sortir de la maison. Mais qu'importe , ils ont tout ce qu'il faut ici et puis en plus, maintenant ils sont réunis pour leur vie entière......






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# Posté le lundi 08 septembre 2008 13:41

Modifié le samedi 28 février 2009 19:44

SILENCE.....................................................................(texte sur l'amour écrit en 2004)

SILENCE.....................................................................(texte sur l'amour écrit en 2004)
SILENCE
Aim
er n'est rien, le prouver c'est tout et pour cela point n'est besoin de mots. Notre histoire est une histoire d'amour éternelle et banale ou l'on entend avec le c½ur des mots dit avec les yeux.
Mo
n amour, toi qui parle comme on caresse, je te dédie mes silences plus remplit que le plus gros des romans. c'est mon roman sans parole et mon plus cher souvenir que je t'offre car l'important c'est d'aimer, le reste n'est rien... et pour moi, même ces riens sont tout, pleins de toi au passé, au présent, et au futur.
P
our toi, j'ai appris a conjuguer des verbes que je n'ai pas besoin de te crier, ni même de te murmurer.
Pour
toi, j'ai inventé un autre langage, celui des baisers qui mieux que quiconque savent déposer les mots a leur destinataire, car a bien y regarder nos bouches disent plus que nos yeux...
Po
urquoi parler ? Nos mains chuchotent encore bien mieux à corps perdu dans l'oreille de la nuit. Alors aimons nous encore, aimons nous à peine du bout du c½ur, mais pas du bout du corps et comme le disait Jacques de Bourbon-Busset à Florence : " L'étreinte est l'alliance de deux corps qui se servent de leurs différences pour aller au-delà du conventionnel..." , alors en amour un silence vaut mieux que tous les vocabulaires et c'est parce que j'ose t'aimer, que j'ose aussi me taire.
Chaque jou
r qui passe fait suite à la nuit ou tu es le rêve de mon sommeil et c'est dans le creux de tes bras que j'écoute la voix du silence. Parle moi encore. Parle moi toujours....
Viens,
viens plus près de moi. Viens me serrer fort et me rassurer par delà la caresse de tes yeux. tes doigts regardent mon corps de plus près qu'il est possible. Tout deux abrités au plus profond de la nuit, nous utilisons le langage éternel des amoureux. Viens... A voix basse et à mi-mots, le silence est roi. Jetons les mots à tous les vents, puisqu'ils ne sont plus utiles et bouchons nos oreilles aux bruits que l'on n'entends pas, c'est là que se cachent les plus beaux mots d'amours. Viens avant qu'il ne soit trop tard...

AIMONS NOUS POUR L' ETERNITE


CAR RIEN N
'ARRÊTE LES AMANTS
Nous au
rons pour toujours, des lits froissés pleins de doux souvenirs. Des divans moelleux comme des nuages. Un nid d'amour de fortune dédié au plaisir. Un simple coin noir pour nos étreintes, car rien n'arrête les amants....
Nous auro
ns, demain encore, des élans passionnés l'un vers l'autre. Des regards amoureux et des mots tendres. Dans la chaleur de nos nuits s'envoleront de longs soupirs, car rien n'arrête les amants....
Nous auro
ns, toi et moi, d'autres romances sans parole et à la lueur de la lampe, des soirées toutes en douceur et aussi longtemps que je vivrai, je t'appellerai : Amour... car rien n'arrête les amants....
Nous aurons , j'en suis certaine, dans d'autres vies les mêmes palpitations l'un envers l'autre, dans le creux de nos silences, car les mots sont inutiles aux amants que rien n'arrête....
No
us aurons parce que c'est écrit , de merveilleux corps à corps simplement vêtus de notre passion. les gestes tendres l'un pour l'autre, car rien n'arrête les amants....
Nous aurons par delà la douleur, des têtes à têtes enflammés, les yeux dans les yeux, c½ur contre c½ur, car rien n'arrête les amants...
No
us aurons, je le sais de longues conversations avec les mains et avec les yeux. et nous joindrons nos bouches pour porter les mots à domicile... car rien n'arrête les amants
No
us aurons bientôt aussi , des doutes et des craintes car l'amour est espiègle, et les matins extraordinaires feront places aux soirées d'angoisse, car rien n'arrête les amants....
Nou
s aurons encore et encore, des envies et des fantasmes a peine exprimés et nous ferons l'amour comme a 16 ans, timidement... car rien n'arrête les amants
N
ous aurons des heures merveilleuse aussi, car l'amour est simple , même si nous , nous sommes devenus compliqués, car rien n'arrête les amants....
No
us aurons, crois moi d'autres passions car pour aimer assez, il faut aimer trop et en un lieux secret. Et sans hésiter, faire sans regret l'amour que nous aimons tant, car rien n'arrête les amants....

AIMONS NOUS AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD...






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# Posté le lundi 08 septembre 2008 04:11

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 10:11