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Histoire-qui-fait-peur

Description :

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours écris. Alors "histoires courtes" ou "Histoires qui font peur" de toute façon cela finira mal !
Donc voici quelques nouvelles, dont vous me direz des nouvelles...

BONNE LECTURE.


.._|\____________ _,,_
.../ `-------- ' -------------|
./_==©__'____-__ _|
.. ),---.(_(__) /
..// (\) ),----".'
.//___//
`-----


Heureusement, quelques rayons d'amour dans cet océan de cauchemar.
Des corps a corps, a coeur perdu....
C'est la vie aussi. Heureusement !




ⓖ Copyright. Merci de ne pas prendre mes textes sans autorisation. copyright.ⓖ






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#Posté le dimanche 28 février 2010 03:34

Modifié le jeudi 19 août 2010 08:20

LA VILLE FANTOME...............................(nouvelle écrite en décembre 2009)

DRIIIIIIINNNNNNNG ! DRIIIINNNNG ! DRIIIIIINNNNNNG !
Il est 5 h 15 du matin , je tends le bras et je tape sur mon réveil pour l'arrêter. Sans ouvrir les yeux, je me retourne sous la couette bien au chaud. C'est drole , je ne me souviens plus de la soirée d'hier..... Ni de la journée d'ailleurs ! Etait-elle comme les autres ou s'est il passé quelques choses de particulier.
Sans bouger , je soupire moitié d'aise, moitié d'ignorance. Bon allez il faut se lever pour aller pointer a l'usine.
Je rejette la literie d'un geste brusque et je pivote sur moi-meme. Mais deux pieds nus se posent sur la descente de lit, j'entrouve les yeux. La pièce est noire exceptée un jour qui passe a travers les volets. Puis , commencant a m'habituer a la pénombre, je distingue plus nettement l'emplacement des meubles de ma chambre. A 43 ans, je mène toujours ma petite vie banale d'ouvrier d'usine monotone et en tout point similaire a la veille. Je passe ma main sur mon menton, ma barbe me gratte. Je me lève et je traine les pieds sur le parquet jusqu'au W.C. La lunette est déjà relevé, je vise et je pisse a grands bruits..... Je m'en fous , je vis seul, alors j'ai personne pour me reprendre si je fais a coté . Personne pour m'interdire quoi que se soit, personne non plus pour me crier dessus parce que j'ai oublié le pain ou personne pour me hurler dessus parce que je regarde le foot a la télé vautré dans le canapé du salon une bière a la main. Hé !
En meme temps, personne non plus pour me préparer des petits plats, ou pour me sourire pardessus mon bol de café du matin. Personne pour une tisane dans mon lit quand j'ai le nez qui coule ou tout simplement personne pour me prendre la main lorsque je sors me promener le long du canal. Hé oui.
Mais ce n'est pas voulu, c'est juste que ça c'est pas trouvé voila tout. Alors les yeux encore collés de sommeil, je me rends a la douche, comme tous les matins, je sursaute lorsqu'elle passe du tiède au froid et du froid au trop chaud. Alors je me frictionne énergiquement comme tous les jours et je saute dans mes fringues. Face au lavabo, mon rasoir Bic trace un sillage impeccable et en 10 mn j'ai une peau de bébé. Alors direction la kitchinette , je tourne le bouton de la radio et je me prépare un jus. Pendant qu'il coule, je vais a la fenêtre que j'ouvre et je pousse les volets. L'air frais entre dans l'appartement et achève de me réveiller completement. Les deux mains sur la rembarde , je regarde la rue qui dort encore.
Tiens s'est drole on dirait que c'est encore plus calme qu'habituellement ? Pas de bruit, Personne qui passe, pas d'automobile, meme pas un chien qui aboie. Je referme la crémone et je m'empare de mon bol . Il fume, moi par contre j'ai arreté il y a pres de 10 ans. C'est une bonne chose. Assis sur la chaise de la cuisine et accoudé a la table en formica, je bois gorgée par gorgée en écoutant d'une oreille distraite la radio. Il passe une vieille rengaine américaine. J'arrive pas a me souvenir du titre, je me souviens pas non plus du mec qui chante.... psssfffff j'ai la mémoire qui fou le camp décidément.
Mon bol vide a la main, je vais le poser dans l'évier et je traverse la cuisine pour prendre mon blouson au paterre de la porte d'entrée. Je déverrouille et prend les clés. Je sors et je claque la porte avant de glisser le trousseau dans ma poche. Sur le palier du premier, je descends les marches en sautillant et me retrouve dans la rue humide de la nuit. Il fait a peine jour, on est en octobre et le soleil tarde a se lever. Je respire a fond et les mains dans les poches de mon jean je prends le chemin quotidien. Je me rends comme tous les matins a pied a mon travail , car c'est a 10 mn juste de l'autre coté de la ville. Nogent sous Loire, 900 habitants, et l'usine d'engrais chimique qui fait vivre la moitié des habitants du village et profite a l'autre moitié. Ca va faire 23 ans que j'y travaille comme contremaitre. Je surveille les dosages de produits engrais, désherbants et autres insecticides en fabrication a l'usine. Une grosse responsabilité pour laquelle je suis pas trop mal payée. Mais je n'ai pas des gouts de luxe , j'habite le petit studio que m'a laissé ma mère en mourant. J'ai pas d'autre famille et pas de femme. Alors il me reste les collègues de l'usine et les copains aussi. L'apéro au bistrot du village chez lucette et la pèche et les soirées de football. La vie rêvée quoi !
Mes pas résonne sur le pavé. Je marche le regard rivé au sol. Puis soudain , je lève les yeux au carrefour des trois maillets, je fronce les sourcils, je regarde a gauche , puis a droite. J'ai une drole de sensation. Il y a quelques choses qui n'est pas comme d'habitude. Je traverse la rue et je remonte vers la grande rue. A 200 mètre, je prends a gauche, et je m'arrête de nouveau. Le garage du centre de l'autre coté de la rue est bien ouvert comme tous les matins a cette heure, mais je devrais apercevoir Roger qui fait ses comptes derrière la vitre de son bureau. Habituellement il me fait un petit signe de la main. Il n'est pas la ce matin. POurquoi ?
Il y a de la lumière, mais pas de Roger. Il est peut etre occupé dans le stock de fourniture. Je reprends ma route sans arriver a m'oter cette impression bizarre. Qu'est ce qui cloche ?
A 20 mètres la maison de la presse, je pousse la porte qui fait retentir sa clochette pour récupérer ma feuille de choux sur le présentoir comme tous les jours. Derrière sa caisse Marc Vasseur, un ami d'enfance , on a usé nos fond de culotte sur les meme banc d'école. Ce matin , il n'est pas la , ma monnaie a la main j'en profite pour jeter un oeil aux gros titres. Au bout de 3 mn, je replie "Le Nogentais" et j'appelle : Marc qu'est ce que tu fous ce matin, t'encaisse pas, c'est gratuit aujourd'hui ? La portière en verroterie qui donne sur l'arrière boutique bruisse légèrement comme avec un courant d'air , mais pas de réponse. Alors je hausse les épaules et jette mes trois pièces sur la caisse et je sors mon journal plié sous le bras. Je continue de remonter la grande rue. Tiens ! le Père Morin n'est pas encore parti aux Halles de Souillac, il n'est pas en avance pour acheter ses fruits et légumes aujourd'hui. En haut de la cote , je passe devant chez Madame Hermance, a 83 ans elle est déjà assise dans son fauteuil derrière son rideau a regarder les passants, j'ai l'usage de lui adressé un petit sourire, mais ce matin les volets sont ouverts, il y a de la lumière a l'interieur , mais je ne vois pas les cheveux blancs de l'ex-institutrice du village a sa fenêtre..... C'est drole ca ! En 23 ans ce n'est jamais que la seconde fois qu'elle n'est pas la. La première fois c'était le 26 décembre 1999 a cause de la tempete, elle était dans son jardin a empecher le toit de son poulailler de s'envoler. Ce souvenir me fit sourire, toujours les mains dans les poches , j'arrive sur la place de l'église , en face la mairie et juste après le café des sports ou je prends un petit noir en discutant avec Lucette la patronne.
Je pousse la porte , a cette heure, 5 h 50, evidemment y'a pas foule. A part Francois Lefort le cantonnier quelques fois ou Germain le facteur , et encore pas tous les jours, il n'y a que Lucette et moi.....
Je frotte mes godasses sur le paillasson et en levant la tete , pas de Lucette. Putain ! Mais qu'est ce qui se passe ce matin ? Dans le troquet, les lumières du comptoir sont allumées, la machine a café est branchée , je l'entends ronronner ! Il y a une corbeille avec des viennoiseries sur le bar et sinon , personne. Et là, c'est pas normal. La porte de l'appartement est toujours ouverte derrière le comptoir. Je connais bien Lucette et Antoine son mari, je fais le tour et je m'encadre dans le chambranle , il y a un petit couloir de 2 m et il donne dans une cuisine. J'appelle : Lucette tu es la ? Tu me fais un café ? Rien pas de réponse. Sur la gazinière , une bouilloire qui siffle et de la fumée qui sort de son bec . Je traverse la pièce et en m'appuyant contre la table et sa toile cirée , je regarde dans le jardin par la fenetre. Le jour est levé maintenant, mais il n'y a personne dans le potager. Alors je vais jusqu'a l'autre porte , celle du salon il y a un escalier qui donne a trois grandes chambres au premier étage. Lucette ! C'est Bernard !
Pas un bruit. Rien. Décontenancé, je reviens dans la salle du café. Je me gratte la tete, mais ou sont ils passé tous ? Ils se sont donnés le mot ce matin !
Alors je passe derrière le comptoir et je me fais mon café tout seul. Puis ma tasse a la main, je repasse de l'autre coté et je touille doucement mon sucre l'air ailleurs. Ailleurs, j'y suis, ca me tracasse tout ces silences et toutes ces absences. Qu'est qui ce passe !
et puis après un coup d'oeil sur l'horloge du café, je fouille dans ma poche et je jette l'appoint sur le zinc. les pièces tournent avant s'immobiliser. je remonte le col de ma veste et je sors. Gauche, droite, pas une voiture.
Je continue de remonter la grande rue de l'autre coté de la place en laissant la mairie et l'église derrière moi. Ca monte pour sortir du village et a deux cents mètres, on se trouve en haut de la colline et ça redescend vers la Z.I. du poirier. quatre, cinq PME ou petites usines sont implantées là. La mienne y compris a l'entrée de la zone derrière ces grilles, comme tous les jours. La guérite du gardien est vide. Monsieur Fernand est pourtant toujours a son poste d'habitude ! ça alors. je Pointe a la machine et je me traine jusqu'a la porte du hangar n° 5 - la mise en carton ; la chaine automatique tourne a plein régime et est tres bruyante. Les collègues n'ont pas l'air d'etre a leur poste non plus. Il est presque 6 h L'Alarme de la relève ne va pas tarder a retentir.
je retire ma veste et la pose au crochet sur le mur. Je m'installe a mon poste de travail. Une fesse sur le tabouret, comme tous les jours je dois verifier les emboitages et mettre de cotés les "erreurs".
TUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !

...

je sursaute au déclenchement de l'alarme. J'ouvre les yeux . Je suis dans mon lit , le jour n'est pas encore vraiement levée. Oh ! Putain. Je rêvais. Nom d'un chien, ca paraissait tellement réel. Assis sur le bord de mon lit je me souris a moi meme. Faut-y etre con tout de meme..... Les pieds nus sur la descente de lit, j'ai un sourire jusqu'aux oreilles. Je me lève, le jour filtre par les interstices du volet et je me rends a la salle de bain.
La radio passe de la musique en boucle et je fais ma toilette, puis dans ma cuisine, je me prépare un café.
Les volets ouverts, je regarde par la fenêtre. Il n'y a pas grand monde ce matin. Le jour point a l'horizon, mais le village est silencieux a cette heure. A l'heure habituelle, j'attrape ma veste et je sors dehors. Les mains dans les poches je respire un bon coup sur le pas de ma porte et puis je me dirige vers le centre ville, par la grande rue. Soudain, les yeux ébahit, je m'arrete. Le Garage du centre n'est pas ouvert. Nom de Dieu ! Qu'est ce que ça veux dire ? Non seulement Roger n'est pas derrière sa vitrine a faire ses comptes, mais le rideaux de fer est baissé. Oh ! non, c'est un cauchemar ? Je reste la planté sur le trottoir sans bouger, je passe ma main dans mes cheveux et je me frotte les yeux. je secoue' la tete, c'est un mauvais rêve. Oui, c'est ca , je vais me réveiller.... Alors je tourne a gauche et je remonte la rue, la meme rue qu'hier , jusqu'au café des sports. Arrivé devant la porte du bistrot, quelque chose me dit qu'il y a un truc qui cloche. J'entre, le grelot de la porte résonne. Il n'y a personne au comptoir. Je crie mon bonjour. - Salut Lucette, ca va ce matin ? Mais j'ai pas fini ma phrase que je sais déja que je n'aurai pas de réponse : Alors au bout de quelques minutes je fais le tour et je passe ma tete par la porte de l'appartement. Machinalement, je jette un oeil sur la gazinière. Elle est éteinte. Je souris, je suis comme soulagé. Je tourne la tete vers la fevetre qui donne dans la cour. Les volets ne sont pas ouverts ce matin. Je pivote sur moi-meme, toujours avec ce sourire niais au lèvres et connaissant les habitude de la maison, je me fais mon petit noir moi-meme et dépose mes pièces sur le zinc. Je vais finir par etre en retard a l'usine moi, avec toutes ces aneries.
La grande rue tout droit et en haut de la cote , je descends jusqu'a la grande porte de VERTUBEX . La porte de la guerite du gardien est ouverte. Fernand n'est pas derrière sa pointeuse. je passe la tete, une cigarette allumée fume dans le cendrier. Pas de Fernand. Tant pis, je me dirige vers le hangar n°5 pour prendre mon poste. Vite, dans trois minutes, ca sonne. Je passe a coté de la chaine automatique de cartonnage. Je jette ma veste dans un coin et m'assoit devant le clavier de commande de ma machine.
TUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !

Ha déjà ! saleté de radio réveil. Je ronchonne et sors le bras de la couette pour l'éteindre. Je me sens fatigué. J'ai l'impression de ne pas avoir dormi. D'un seul coup , je me redresse dans mon lit. C'est quoi ce reve ? Il fait noir dans ma chambre. Je pose les pieds par terre sur le parquet. Je me fige instantanément dans la position assise. et je regarde mes pieds. Merde. Ou est mon tapis ? Lorsque je me lève chaque matin, je pose mes pieds nus sur ma descente de lit ! Ou est -elle ? J'allume la lumière de chevet . Mes pieds sont posés cote à cote sur le parquet vitrifié. Je me lève et je m'accroupie. Rien sous le lit. Alors je me redresse et je fais le tour de la pièce du regard. Tout a l'air normal. Je me frotte le crane et je baille . Nom de Dieu ! c'est bizarre tout ca. Je me rends aux toilettes et satisfait a des besoins bien naturel. Après mon passage a la salle de bain, je prend mon bol de café. Il est tres chaud, alors je souffle dessus et une main dans ma poche je regarde par la fenetre. Le front appuyé au carreau , mon bol a la main , je regarde dans la rue. Un roulement se fait entendre et s'amplifie. Les vitres de la fenetre vibre. Un camion doit passé dans la rue plus bas, parce que je ne vois rien dehors. Enfin, quand je dis rien. Il y a tout de même un chat noir et blanc assis le rebord du muret de l'arret de bus. Mon café avalé, j'enfile ma veste et je sors. Direction l'usine. Je marche d'un pas décidé. on n'attend que moi. Au carrefour, je me retourne. Personne en vue. Ni sur les trottoirs, ni dans la rue. Je m'enfile dans la Grande rue. et j'avance. Au Garage du centre. le rideau de fer et levé. Une Renault est garée devant, le capot ouvert et le moteur qui tourne. Tiens Roger est déja au boulot ? En tout cas, je ne le vois pas. Ni dans l'atelier ouvert a tout vent, ni dans la boutique, a son bureau.
Je continue mon chemin. Préoccupé, je marche songeur. Qu'est ce qui se passe ? J'ai cette impression de déja vue a l'esprit. Mais je n'arrive pas a me souvenir si c'est déjà arrivé, ou si j'ai révé ce qui m'arrive ? Et puis , merde, ou ils sont tous passé ? Pourquoi je vois personne. Je me demande si je dois aller a mon travail aujourd'hui. Je m'inquiète. Tiens, j'ai oublié de m'arreter prendre mon journal aujourd'hui. Sans m'en rendre compte, je suis déja arrivé devant le bar de Lucette. La porte est ouverte.
J'entre. Le bar est vide. Un café fume dans sa tasse sous le percolateur.
- Lucette ? c'est moi. Bernard. Il est pour moi le café ?
pas de réponse. La porte de l'appartement est fermée. Je fais le tour , je prends le café et je me mets au comptoir. Figé , debout, je tourne ma cuillère dans mon jus. Je réfléchis. Ca va pas. ¨Pourquoi donc les chose tourne telle en rond ? POurquoi je me souviens de rien ? Je me rappelle juste ce matin. le réveil, la disparition de mon tapis , le chat dans la rue et puis c'est tout.... Je suis la , au café, j'ai vu personne ce matin. Et puis, hier non plus, j'ai croisé personne. En meme temps, j'arrive pas a me rappeler ce que j'ai pu faire hier soir.
C'est pas normal tout ca.

Bernard est dans la cour de son usine. La guerite de Fernand avait ses stores baissés ce matin. Il avance doucement vers le hangar n°5 . La chaine automatique de boite en carton est allumée. Deux vestes sont accrochés a l'entrée, mais il ne voit personne. Planté la , a la porte. Il regarde devant lui les yeux dans le vague. Le bruit des tapis roulant envahit tout l'espace. Bernard reste immobile et puis....
TUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !

J'ai les yeux fermés. La sonnerie du radio reveil sonne toujours. c'est idiot , mais j'ose pas les ouvrir. J'ai peur. Peur de ce qui va se passer, Peur de ce que je pourrai voir. Je bas des paupières et j'ouvre grand mes yeux. Il fait noir autour de moi. Puis mon regard s'habitue et je reconnais ma chambre. La chaleur de la couette m'enveloppe, allongé les bras le long du corps je reste immobile. Je n'arrive pas a me concentrer. Hier aujourd'hui, demain. Tout parait identique et vide. Matin après matin, le temps passe. Mais , je ne me souviens pas d'autre chose . Les matins ca va, mais après plus rien. Plus de midi, plus d'après midi , ni de soirée, pas meme de nuit. RIEN. Juste des matins. Je suis pris d'angoisses. Je tends le bras et coupe mon réveil. Le silence remplit la pièce. Après 10 bonnes minutes, je décide enfin de ma lever. J'ai envie de faire pipi. Et puis au WC, c'est le choc. Incroyable, Le couvercle des toilettes est abaissé. Jamais je le baisse. JAMAIS.
Et si je n'allais pas travailler ce matin. si j'allais pas a l'usine, qu'est ce qui se passerait ?
J'arrive pas a me rappeler audela de la sonnerie de ma prise de service a VErtubex. Comment cela se fait ?
En pyjama, je me traine jusqu'a la cafetière. La barbe hirsute, les cheveux en bataille, le café coule dans le bol. De multiples pensées se bousculent dans ma tete. Les yeux perdus dans le vague, j'arrive pas a me concentrer. le petit dej avalé, je me dirige vers la fenetre pour ouvrir. La main sur la poignet de la crémone tremble. IL y aura peut-etre quelqu'un dans la rue ce matin.... Je prends une profonde inspiration et j'ouvre. Il fait sombre, le temps est bas meme s'il ne pleut pas. je regarde a gauche , puis a droite, il n'y a personne. Le muret ou le chat etait assis hier est vide. Pas de chat noir et blanc. Pas de bruit de camion. Rien.
Qu'est ce que ca veux dire ? C'est plutot encourageant ou c'est encore pire. J'ai mal a la tete. Je me fronte le front , comme pour chasser tout ca. Soudain, je fais demi-tour et je vais a la salle de bain. Nettoyage et habillage rapide et en règle. Après un dernier coup d'oeil dans ma chambre, j'attrape ma veste a la main et je sors. les cles au fond de ma poche , je me retrouve dans la rue. Et la je me mets a courrir, je traverse et au carrefour je remonte la rue. - Faite que Roger soit a son bureau. - Faite que Roger soit a son bureau. - faite que Roger soit a son bureau. - Faite que....
Je me plante devant le Garage. Par la vitrine, le bureau est vide, par contre, il est super bien rangé. Il n'y a pas un papier qui traine. Le volet roulant est remonté, trois voiture sont garée a l'interieur. Il n'y a pas un bidon ou un caisse a outils qui traine. Wouaou ! c'est nickel ce matin. Mais pas de Roger. Je suis tout éssouflé. La tete basse je marche plongé dans mes pensées. Chez le marchand de journaux, les quotidiens du jour s'empilent devant la porte. C'est fermé. J'aurai pas le nogentais ce matin. Il me faut un café bien fort. Je me remets a courrir jusqu'au café des sports. J'hesite un instant devant la porte et puis j'entre. Personne. tout est calme. Un verre de bière trone au comptoir. Mais pas de client, ni de Lucette. - Bonjour.... . Pas de réponse. Alors comme les deux jours précédents je fais le tour du bar et je me fais mon jus. Je jette l'argent machinalement. Je pose une fesse sur l'un des tabourets et j'attends. Tout ce bouscule dans mon esprit. Le te'mps passe, les minutes tournent. Il est 6 h 20. Je devrais etre a l'usine a cette heure. Mais je ne bouge toujours pas. Appuyé au zinc, je tourne le dos a la porte d'entrée. Lorsque la clochette de la porte tinte. Quelqu'un entre.
GLING ! GLINNNNGGGG ! Je me retourne d'un bloc......

.... Je suis roulé en boule, j'ai un peu froid. En fait, la couette a glissé de mon lit. Le réveil sonne. Je me jette du lit. Non , c'est pas possible, pas encore. Pourquoi ? et hier.... je ne me rappelle pas. Bordel ! NOn. Non. Complément affolé dans le milieu de la pièce. le souffle court et yeux exhorbités , je regarde partout. Il fait clair. JE regarde la fenetre. je vois dehors, Les volets ne sont pas fermés aujourd'hui....... Ca recommennnnnce !






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#Posté le samedi 28 février 2009 17:05

Modifié le jeudi 04 mars 2010 01:31

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#Posté le samedi 28 février 2009 10:59

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 03:27

LE LIT DEFAIT

CHUT ! ne faites pas de bruit. Vous pénétrez dans mon intimité....

Laissez moi vous parler d'amour. Mes mots parlent a vos oreilles sans intermédiaire. Ma bouche raconte des secrets d'alcôve. J'entrouvre la porte de ma chambre. Une musique douce s'envole , la lumière est tamisée et parmi les draps froissés, je repose endormie... La, sur un lit d'amour , je me souviens : "Toi et moi" .


LE LIT DEFAIT
Témoin de nos corps à corps. On peut lire au creux de nos lits de fortune, nos secrets les plus intimes. Les amants s'aiment la nuit et le jour. Le plaisir nous va comme un gant.
Toute tiède encore de nos étreintes, je ferme les yeux vaguement odorante et savoureuse, je remonte jusqu'a toi pour dépasser nos frontières. Éteins la lampe ! Tout est calme, je baisse les yeux et laisse échapper un soupir. Viens mon ami, défaissons encore le lit.
Aimons nous mille et mille fois pour refaire encore et toujours des plis aux creux des draps froissés. Sur le lit, allongés, témoin muet de nos empoignades, nous chavirons d'un bord a l'autre, totalement déboussolés. Qu'ils soient : botte de foin, mousse des bois, sofa de velours, divan du salon, lit a baldaquin, ou tapis d'orient.... Nous répétons , jour après jour, les gestes de l'amour. Sensuels ou sauvages, sans cesse nous réinventons ce que d'autres avant nous, on essayé. L'amour n'a pas d'age, au creux d'un lit improvisé, chacun ici présent, est près a mourir de plaisir. Pour un paradis ou un enfer, chacun ici et maintenant est prêt a attiser les flammes de la passion....
Il est beau a en mourir, ce lit. Hier, tu as pris ma main, aujourd'hui tu prends mon coeur et demain ? Nous pénétrerons ensemble au plus profond de la chambre rose. La ou est caché le grand lit silencieux pret a nous recevoir. Viens mon ami, viens sur moi. Ouvrons le lit immaculé, comme une page blanche. Ce soir, j'ai encore envie de t'aimer. Nos souffles chauds bassinent les draps de soie. Tu verras, tu auras tout , le reste et plus encore ,si tu sais me bouleverser.
Dans notre lit enfin complice de nos ébats, entre deux draps de toile soyeuse que nous avons plié et replié au grès de nos fantaisies, nous nous sommes pris et quitter pour mieux nous unir. Tu étais en moi. Un pour deux, dans la chaleur de notre lit, qui même s'il a tout vu, n'a rien dit alors qu'il n'en pensait pas moins.
Est-ce donc cela l'amour, un combat horizontal ?

N.B : Surtout que mon lit me rappelle de changer les draps...
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#Posté le dimanche 03 mai 2009 06:10

Modifié le mercredi 06 mai 2009 09:23

LA MAISON ABANDONNEE........................................(nouvelle écrite en aout 2008)

Sept 2008.
Sur la lande un petit vent souffle et oblige les derniers touristes a mettre un gilet. La saison touristique a été bonne ,mais depuis quelques jours la petite ville de Brettes-les-bains, c'est vidée. Ne se promène encore que les retraités et les jeunes couples sans enfant. Il fait encore beau, mais les jours finissent de bonne heure et il ne fait guère plus de 20° autour de la mi-journée. Alors les promenades sont tranquilles , malgré quelques magasins déjà fermés.
Sur la plage quasi déserte, une jeune femme blonde et son ami marchent main dans la main d'un meme pas vers l'horizon, comme si leur avenir en dépendait. En fait, ils sont plongés dans leur conversation de projet et avancent sans vraiment sans rendre compte. C'est la fin d'après midi, les amoureux cheminent leur chaussures a la main. Les pieds dans le sable, simplement vetus d'un maillot de bain et d'un grand pull. Le reste de leur affaires est pliés dans un sac en osier. Marc tient Léa par les épaules aussi fort que s'il s'était fait un devoir de la sauver. Ils se sont rencontrés depuis près d'un an et ils projettent de se marier.
Marc , 27 ans, est professeur de sport et Léa 24 ans travaille dans la mode, elle gère une petite boutique de prêt a porter. Alors tout a leur discussion, ils ne remarquent pas tout de suite les gros nuages noirs qui s'amoncellent a l'horizon.
La journée est déjà bien avancée. Il est environ 16 h et ils sont loin. D'un coté, la mer de l'autre coté, la dune. Soudain , ils prennent consciences de l'orage qui menace et s'interrogent pour se mettre a l'abri. Il n'y a rien dans les environs et ils sont trop loin pour rentrer.
Viens, je crois me rappeller qu'il y a un chemin dans la lande un peu plus loin, Marc s'empare de la main de sa compagne et ils se mettent a courrir. A 300 mètres , ils empreintent le fameux chemin , est en fait un escalier qui serpente dans les herbes. Puis , il se transforme en chemin pour pénétrer entre deux ranger de pins parasol. Tres vite , la foret se convertit en parc d'un coté et un mur d'enceinte longe les gravillons. Il commence a pleuvoir de grosses gouttes de pluie chaude de fin d'été, lorsqu'il après encore 500 mètres, il s arrivent devant les grilles d'un parc. Au vue , des ronces et des herbes folles, la propriété a l'air abandonnée. Entre les arbres , on distingue a peu près l'allée qui doit remonter vers la maison, mais on ne la voit pas du chemin. Les grilles sont fermées par une chaine et un cadenas, mais le temps a fait bailler les deux battants de fer forgés, si bien qu'en se contorsionnant un peu , on peut facilement passer et entrer a l'interieur.
Marc et Léa se regardent, mais la pluie redouble, alors ils passent chacun leur tour en dessous et main dans la main , prennent l'allée sans vraiment savoir ou elle va les emmener.

Il ne faut pas longtemps en courant pour contourner un buisson d'épineux a grosses fleurs orange et découvrir une batisse de toute évidence abandonnée depuis longtemps. Il pleut beaucoup maintenant et la maison a l'air encore plus lugubre a travers le rideau de pluie grise. Les volets sans couleur pendent ou sont a terre. Certains carreaux de fenêtres sont cassés. Le perron est grignoté par les mauvaises herbes la balustrade est descellée, et la porte d'entrée en chêne est noire de toutes les intempéries qu'elle a du voir.
Mac et Léa sont restés médusés devant cette image d'horreur tout droit sortie d'un film de série B. Pourtant , il faut bien qu'ils s'abritent , alors ils montent les quelques marches deux a deux et se collent a la porte pour se protéger du vent et de l'eau. Mais la verrière est cassée et ils sont aussi mouillés que s'ils étaient restés sur le chemin.
- reste la, dit il.
Marc redescend les cinq marchent , puis se retourne pour regarder la facade. Presque immédiatement, il a l'air surpris. IL fait sombre maintenant et il pleut des cordes. IL revient vers Léa .
- J'ai vu une lueur au premier, il y a quelqu'un , on va frapper.
Toc, toc, toc ! Rien pas de réponse. Alors il frapper a coup de poing.
Pan , Pan, Pan ! Au bout d'une minute , toujours rien. Il pose la main sur la grosse poignée de laiton et tourne, elle grince mais rien n'arrete ca course. La porte s'ouvre sur un hall tellement sombre qu'on ne voit pas s'il est petit ou grand. Une ombre noire tombe a un mètre de la porte.
- Viens.
Et il entre. Léa qui est le dos a la balustrade rouillée sur le perron ne bouge pourtant pas.
- Tu crois qu'on peut entrer comme ca ?
Mais elle n'a pas fini sa phrase, que la rembarde cède et qu'elle tombe de tout son long dans une marre de boue 1 mètre 50 plus bas. Au meme instant, un éclair claque dans un bruit assourdissant, une lueur incroyable traverse le ciel . Léa , toujours allongée , est prise d'une crise de fou rire . Elle est entièrement trempée de la tete aux pieds, ses cheveux ruissèlent , elle se tient les cotes et rit sans retenue.
HHAHAHAHAHAH !
Deux minutes plus tard, relevée et dégoulinante, de nouveau sur le perron , elle s'exclame.
- Non mais tu as vu ce gadin ! Non d'un chien , j'ai pu un poil de sec. J'arrive Marc.
Encore un sourire aux lèvres , elle pose la main sur la porte et pousse.
Rien. Alors, elle s'y reprend a deux fois, et tourne la poignée. Rien. Comme si la porte était fermée a clé. Un nouvel éclair claque et Léa panique un peu.
- Marc. Marc, la porte est fermée. Marc, crie : - Léa ! en tambourinant a la porte.
- Je suis la ma chérie, attend je vais l'ouvrir.
Léa entend nettement triturer a l'interieur, mais rien ne se passe. ...
Marc lui cri :
- passe par une des fenêtres.
Alors Léa redescend le perron , le contourne et passant a travers les buissons le long de la façade, s'approche de la première fenêtre. Un carreau est cassé. Elle pousse de toutes ses forces contre le chambranle. Marc apparait par les vitres sales et s'arcboute contre la crémone.... Au bout de 5 minutes, rien. Il crie a sa compagne. Essaie une autre. Et il sort de la pièce. Léa longe le mur de crépis qui tombe en lambeaux et arrive a la seconde fenêtre du Rdc. Marc n'est pas encore arrivé par l'intérieur. Il y a un volet de fermé, l'autre est tombé au sol. Elle commence a forcer le battant de la fenêtre. Il fait sombre dedans, les vitres sont encore plus sales que l'autre fenêtre. Dans la maison, un vieux rideau sans âge pend lamentablement et cache la pièce a Léa. Soudain, la tenture bouge et se range sur un coté. Elle sursaute. C'est Marc avec un grand sourire. Il pose ses deux mains sur la poignée et tourne. Rien. Alors, il s'enerve.
- Pousse toi, dit-il
Il disparait a ses yeux 1 minute et réapparait tenant dans sa main, un chandelier semble-t-il. Il prend son élan et il tape et il tape, encore et encore. Les carreaux de la fenêtre vibrent , bougent même mais ne cassent pas. Après plusieurs minutes d'efforts infructueux, en nage il s'arrête se colle aux carreaux. Léa s'approche et pose sa main sur sa paume chacun d'un coté de la vitre.
- Arrête, tu es fatigué et puis tu risques de te blesser. Fait le tour de la maison . Essaie de sortir. Moi, je vais faire le tour par l'extérieur et on se retrouve ici après. Si j'arrive a entrer, je t'appelle, lui dit la jeune femme.
Les amoureux se lancent un baiser et partent chacun sans leur direction. Léa sort donc des buissons et s'engage sur l'allée pavée, mais recouverte de mousse, qui semble faire le tour de la maison. Il est difficile de progresser comme dans le reste du parc d'ailleurs. A cause des mauvaises herbes et ronces qui ont tout envahit depuis des années. De plus le temps ne sait pas arrangé, il tombe des trombes d'eau, et a intervalles réguliers des éclairs transpercent le ciel et le tonnerre éclate. Léa depuis sa chute du perron est entièrement trempée et ne risque pas de sécher avec tout ce qui tombe. Ses longs cheveux dégoulinent et lui couvrent le visage. Son pull a grosses mailles es imbibés comme une éponge et ruisselle. Arrivée a l'angle de la façade, léa tourne et longe le mur sur ce coté de la demeure, il n'y a pas d'ouverture au rdc. Alors elle avance comme elle peut, a travers ce qui avait du etre de joli buisson bien taillé et qui sosnt revenus a la sauvagerie depuis belle lurette. Elle a une vingtaine de mètre a faire et puis elle se retrouvera sur le derrière de la propriété. D'enormes gouttes de pluie viennent frapper les feuilles des arbres tout autour. Platanes, chenes, peupliers.... L avigne vierge recouvre entièrement cette partie de la maison jusqu'au toit. Les larges feuilles découpées se chevauchent et ne laissent plus apparaitre la moindre pierres de la maison. On ne sait donc pas si une ouverture se cache quelques part. Il lui a fallu près de 10 minutes pour parvenir a l'arrière du bâtiment et lorsqu'elle tourne a l'angle . C'est une foret amazonienne qui s'étend sous ses yeux. Les ronces et la vigne entrelacées sont parties a l'assaut d'une immense véranda en fer forgé en demi-cercle accolée au bâtiment. Elle ne peut même pas s'approcher des verrières a moins de dix mètres. Après il y a ce qui du être un gazon en escalier sur toute la largeur de la maison, et qui part a perte de vue vers de grands arbres. Le parc a l'air d'être immense. Léa réfléchit en regardant la bâtisse , il est impossible d'entrer par ici, elle va revenir vers la porte principale et prévenir marc.
Léa revient sur ses pas et se poste devant la maison. La, elle crie et appelle....
— Maaaaaarc , Maaaaaarc.
Au deuxième étages, elle voit les rideaux bouger a une lucarne sans carreaux sous le toit.
- chérie, je suis la....
- j'arrive pas a entrer Marc ! Dit-elle
- et moi, je n'arrive pas a sortir, toutes les fenetres sont bloquées et les portes sont fermées, celle de derrière et celle de service sur le coté, crie Marc.
- comment fait-on ?
- Au premier , les volets sont fermés et au premier , je n'arrive pas a casser les carreaux, j'ai essaye, mais je n'y arrive pas..... Mais moi au moins, je suis a l'abri, pas toi. C'est dangereux avec l'orage , léa ! Répond Marc.
- je vais retourner au village , chéri. Je vais revenir avec quelqu'un, en attendant repose toi et seche toi , dit-elle.
- D'accord cherie, fait bien attention a toi , hurle Marc
- J'y vais et je reviens, dit elle. Sur ce, elle lui envoie un baiser du bout des doigts et un signe de la main, ses cheveux lui dégoulinent dans les yeux. Marc la regarde partir d'un bon pas sous la pluie et se retrouve seul dans cette grande maison sinistre.


Léa courre dans le chemin qu'ils ont fait tous les deux quelques minutes plus tot. Puis, alors que l'orage ne faiblit toujours pas, elle arrive sur la plage qu'elle longe. Lorsqu'elle débouche sur le ramblai plus d'une heure et demie c'est écoulée. Elle est trempée sur aux os et est toute éssouflée. Elle remonte l'avenue de la plage déserte et sur la place ou se trouve de grands pins, elle reprend son souffle et songe qu'avec les éclairs qui pètent , elle a interet a ne pas la traverser. Les arbres sont bien trop hauts. N'étant plus maintenant a quelques minutes près , elle fait le tour par la rue du centre et remonte vers l'avenue bleue. Il lui reste une centaine de mètres et elle sera arrivée a leur hotel. Lorsqu'elle pousse la porte de l'accueil le concierge, la patronne et deux clients se retournent ébahit de son état liquide.....
- Doux Jesus m'a petite demoiselle que vous est –il arrivé ?
- On a .... Été surpris..... Par la pluie.... On était .... Sur la plage.... Dans une maison ... abandonnée sur .... La dune .... Marc est coincé..... Il faut l'aider.... Vite !
Les mots sont sortis a toute vitesse entre deux respirations saccadées.
Un grand silence s'installe. La patronne ouvre de grands yeux ronds. Le concierge la bouche ouverte bafouille :
- la, la ... la , la maison des , des des du , du, dunes ?
- Oui.... Dans la ..... Pinède .
Ils se regardèrent tous décomposés, qui la main sur la bouche, qui secouant la tete, qui se laissant tomber sur une chaise.
Léa fatiguée par sa course folle, saisit le malaise ambiant et commence a paniquer.
- Pourquoi faites vous cette tete ?
Alors l'un des clients , agé et résident a l'année, dit tout bas ....
- la maison des dunes est abandonnée depuis près de 150 ans. Je me souvient de ma grand-mère qui me racontait l'histoire de ses propriétaires lorsque j'étais enfant. Il est arrivé un grand malheur dans cette maison et elle est hantée depuis. La nuit, on voit une ombre blanche passer derrière les fenetres de la demeure, une lumière a la main .c'est Victoire décédée tragiquement, qui attend éternellement son fiancé parti après le drame.
Nul n'est censé y pénétrer sans risque.
Il faut prévenir la police....


Marc déambule parmi les nombreuses pièces du premier étage, la poussière et les toiles d'araignée y sont « reines », mais elle ne manque pas de caractère celle maison. Coincé ici, il en profite pour visiter, au moins il est a l'abri de la tempête qui sévit dehors. Et d'après ces calculent, Léa en a au moins pour deux heures a revenir a la station balnéaire. Et presque autant pour revenir avec du secours. Les bruits de la foudre sont assourdit a l'interieur, s'il ne faisait pas si sombre, la maison serait presque agréable. Alors qu'il est dans une grande chambre avec un lit a baldaquin , Marc entend marcher en bas semble-t-il . IL s'arrete et écoute. La pluie ruisselle sur les carreaux, le tonnerre résonne a intervalle régulier, le ressac des vagues aussi se fait entendre , mais a part cela rien. Soudain...
Clic, clac, clic, clac. Des talons sur le carrelage, il le jurerait. Il pivote et se rend dans le long couloir qu'il remonte jusqu'au palier . IL s'agrippe a la rambarde en fer forgé et se penche. En bas, c'est le grand hall de marbre recouvert de vieux tapis mités. On entend rien de particulier, puis a nouveau , comme s'éloignant : clic, clac, clic, clac. , clic, clac.
Cette fois, il est sure ce sont des talons sur le sol. Des chaussures de femme meme. Marc empoigne la rampe et descend allègrement les marches du grand escalier de la maison.
- Il y a quelqu'un ?
Dans le hall , il traverse directement et entre dans la pièce a gauche de la porte d'entrée. Tout a l'heure avec Léa, il était allé de l'autre coté, dans la bibliothèque. La , la porte a double battant est entrouverte. Il la pousse. Elle grince sinistrement. Alors il se racle la gorge et en criant plus fort , qu'il ne l'aurait voulu, il répète sa question :
- Il y a quelqu'un ?
Sa voix résonne dans l'immense demeure et a son immense surprise, il entend une voix claire répondre :
- Mais oui, donnez vous la peine d'entrer Monsieur.
Marc qui se croyait seul, sourit et pénètre dans la grande pièce. Contrairement aux autres pièces, celle-ci est claire et propre. C'est a priori un grand salon avec d'imposants tableaux de famille aux murs, de jolis tapis d'orient , des meubles d'époque napoléonienne, et au bout de la pièce assise dans une chauffeuse, une jeune femme en robe longue tout blanche, un livre a la main.
Il se dirige droit vers elle et dit :
- Mademoiselle, je suis désolée de vous importuner, mais l'orage m'a pousser a passer votre porte....
A ce moment, elle lève la tete et son regard sombre se pose sur Marc. Immédiatement saisie de stupeur , elle se lève précipitement et fait tomber son livre a terre, en portant les mains a son cou.
- Marc !
Marc surpris la regarde toujours le sourire a la bouche.
- Nous nous connaissons ? Excusez mon impolitesse, mais je n'arrive pas a vous remettre, je voulais m'abriter quand....
Puis comme revenue de sa surprise, elle courre vers lui et se jette dans ses bras.
- O Marc, si tu savais comme je t'ai attendu !
Embarrassé et ne sachant trop quelle attitude prendre, il restait la dans le milieu de la pièce les bras écartés pour ne pas toucher la femme pendue a son cou. Il prit le parti de se taire et d'attendre.
Après quelques longues minutes, elle s'écarta de lui, un sourire radieux sur son visage et le prenant par la main, lui murmure :
- Viens, on a tant de choses a se raconter.
Et elle l'entraine dans le canapé face a la grande cheminée.
Marc ne la quitte pas des yeux, mi-amusé, mi-ennuyé de ce qu'il semble etre une méprise pour lui, mais il s'assoie et l'écoute gentiment.
Apres tout , il n'était pas pressé et elle avait l'air si contente.
- Je suis heureuse de te voir, si tu savais comme cela fait longtemps que personne ne m'a rendu visite. Mais quelle joie pour moi, de t'avoir a nouveau pres de moi Marc. Mais raconte moi, qu'as-tu fait tout ce temps ? Tu as voyagé ? Rencontré des gens ? Raconte ....
- c'est-à-dire..... Bredouille Marc.
Elle lui coupe la parole
- Mais j'y songe, tu as peut-etre soif ? Un café, un thé, quelques chose de plus fort peut-etre ?
Si ca pouvait retarder l'interrogatoire, c'était toujours ca
- Oui, merci. Un thé me ferait plaisir, lui répond Marc.
Aussitôt, la jeune femme se lève et se dirige vers le fond de la pièce tout en continuant de parler fort , pour qu'il l'entende.
- Je suis bête, avec ce temps, évidemment que tu souhaites une boisson chaude. C'est pas croyable , mais avec cette solitude j'en ai perdu l'élémentaire des politesses. Je suis vraiment désolée, mon cheri, je te prépare cela tout de suite....
Marc est resté bouche bée devant ce nuage de tissu blanc intarissable et ne sait trop comment gérer la situation. Elle est partie et il l'entend qui s'adresse a lui depuis l'autre pièce. Il réfléchit, puis son regard se porte sur le manteau de la grande cheminée, prete a etre allumée. La, un tres grand tableau représente un couple en costume ancien et robe longue et Marc n'en croit pas ses yeux. La femme , c'est son hotesse, mais l'homme a qui elle tient le bras, c'est lui......
il se lève et vient tout près de la toile, il n'y a pas de doute possible c'est elle, c'est lui... Il secoue la tete , jamais je n'ai posé pour un peintre, je m'en rapellerai. Comment est-ce possible ?
A coté, elle continue son monologue
- ... que vas-tu penser , Marc, de t'a fiancée après tout ce temps ? Mais ne t'inquiète pas c'est l'émotion de te revoir a la maison.
Et sur ce, elle apparait dans le salon avec un plateau , une théière et deux tasses.
Marc veut gagner du temps, alors il demande :
- Ou sont les toilettes , je ne me rappelle plus ?
- Mais oui, dans le grand hall, derrière l'escalier, lui dit –elle, va, je t'attends.
Marc sort sans se faire prier, et il repasse par la porte ou il est entré vingt minutes plus tot, il se dirige vers l'escalier , le longe et voit se dessiner une porte dans la tapisserie sous les marches, il entre. C'est un petit cabinet de toilette avec également un petit lavabo et un miroir. Le verrou tiré, Marc s'appuie de ses deux mains sur le rebord de la faiance en regardant son reflet dans la glace. Mais qu'est ce qu'il se passe ? Devient –il fou ? Soudain , il remarque un carreau du carrelage avec une inscription , c'est un c½ur rouge avec une flèche et deux noms : VICTOIRE & MARC-ANTOINE.....


L'orage , c'est éloigné et il ne pleut presque plus. La nuit est tombée depuis longtemps. Lorsque Léa a quitté la voiture de police tout a l'heure au bord de la plage, il était 21 h 10. Les policiers qui l'accompagnent sont en train d'ouvrir le portail rouillé a pleins battants, après avoir coupé la chaine qui le retenait. Le capitaine Berger demande a Léa, tout en suivant le chemin tracé dans les hautes herbes couchées
- C'est bien par la que vous etes passés ?
- Oui capitaine. Puis en arrivant face a la maison , Léa remarque une lumière allumée aux fenetres du rez de chaussée sur la droite de la facade. Puis , soudain, une autre lumière vacillante cette fois , passant devant les carreaux du deuxième étage. Regardez ? Crie-t-elle en pointant du doigt.
Les policiers lèvent tous la tete et eux aussi voient les lumières.
- Déployez vous et ouvrez moi cette porte. Il n'y a plus personne et plus d'électricité , ni d'eau depuis longtemps , a l'interieur.
En cinq minutes , ils sont tous a l'interieur, ils se séparent a gauche, a droite et dans l'escalier.... De loin en loin , on entend les appels des agents
- Marc PORTAL vous etes la ? Marc , ou etes vous ?
Rien pas de réponse. Le capitaine et Léa pénètre dans le grand salon du rez de chaussée, il y fait aussi sombre que dans les autres pièces, les grands tapis sont couverts de poussière et troués dans pleins d'endroit. Dès son entrée Léa voit le grand tableau sur la cheminée et malgré les toiles d'araignée , elle est saisie par les traits de l'homme représenté avec une femme a son bras, c'est Marc. Son Marc....
Le capitaine qui voit l'étonnement de Léa, regard a son tour la toile et demande : - C'est lui ?
- Oui , répond elle dans un souffle, comment est ce possible ?
Après plus de deux heures de fouilles minutieuses de la cave au grenier, Marc Portal reste introuvable. Les policiers raccompagnent la jeune femme en pleure a son hotel. Etant majeur, et n'ayant trouvé sur place rien d'inquiétant, aucune recherche officielle ne sera lancée. Léa après une semaine d'attente est désespérée. Elle fait sa valise et le sac de Marc, les vacances s'achèvent. Ou est il donc passé ? Aux prochaines vacances, elle reviendra ici et elle reprendra ses recherches, elle veut comprendre.


Dans la maison des dunes, on a depuis longtemps allumé les lumières et bu leur tasse de thé. La soirée s'éternise, Victoire n'en revient pas d'avoir retrouvé son fiancé et Marc ne comprend pas ce qu'il lui arrive. Tout a l'heure , il a cru que tout allait finir lorsqu'il a entendu les policiers et sa compagne arriver. Puis, ils ont pénétrés dans la maison, il a courru a eux en parlant a Léa. Mais personne ne l'a entendu, et personne ne l'a vu. Tout c'est passé comme s'il était invisible. d'ailleurs Victoire le lui a confirmé, lorsque des gens viennent chez eux, ils ne peuvent pas communiquer de quelques manières que se soit, ni sortir de la maison. Mais qu'importe , ils ont tout ce qu'il faut ici et puis en plus, maintenant ils sont réunis pour leur vie entière......






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#Posté le lundi 08 septembre 2008 10:41

Modifié le samedi 28 février 2009 16:44

SILENCE.....................................................................(texte sur l'amour écrit en 2004)

SILENCE
Aim
er n'est rien, le prouver c'est tout et pour cela point n'est besoin de mots. Notre histoire est une histoire d'amour éternelle et banale ou l'on entend avec le c½ur des mots dit avec les yeux.
Mo
n amour, toi qui parle comme on caresse, je te dédie mes silences plus remplit que le plus gros des romans. c'est mon roman sans parole et mon plus cher souvenir que je t'offre car l'important c'est d'aimer, le reste n'est rien... et pour moi, même ces riens sont tout, pleins de toi au passé, au présent, et au futur.
P
our toi, j'ai appris a conjuguer des verbes que je n'ai pas besoin de te crier, ni même de te murmurer.
Pour
toi, j'ai inventé un autre langage, celui des baisers qui mieux que quiconque savent déposer les mots a leur destinataire, car a bien y regarder nos bouches disent plus que nos yeux...
Po
urquoi parler ? Nos mains chuchotent encore bien mieux à corps perdu dans l'oreille de la nuit. Alors aimons nous encore, aimons nous à peine du bout du c½ur, mais pas du bout du corps et comme le disait Jacques de Bourbon-Busset à Florence : " L'étreinte est l'alliance de deux corps qui se servent de leurs différences pour aller au-delà du conventionnel..." , alors en amour un silence vaut mieux que tous les vocabulaires et c'est parce que j'ose t'aimer, que j'ose aussi me taire.
Chaque jou
r qui passe fait suite à la nuit ou tu es le rêve de mon sommeil et c'est dans le creux de tes bras que j'écoute la voix du silence. Parle moi encore. Parle moi toujours....
Viens,
viens plus près de moi. Viens me serrer fort et me rassurer par delà la caresse de tes yeux. tes doigts regardent mon corps de plus près qu'il est possible. Tout deux abrités au plus profond de la nuit, nous utilisons le langage éternel des amoureux. Viens... A voix basse et à mi-mots, le silence est roi. Jetons les mots à tous les vents, puisqu'ils ne sont plus utiles et bouchons nos oreilles aux bruits que l'on n'entends pas, c'est là que se cachent les plus beaux mots d'amours. Viens avant qu'il ne soit trop tard...

AIMONS NOUS POUR L' ETERNITE


CAR RIEN N
'ARRÊTE LES AMANTS
Nous au
rons pour toujours, des lits froissés pleins de doux souvenirs. Des divans moelleux comme des nuages. Un nid d'amour de fortune dédié au plaisir. Un simple coin noir pour nos étreintes, car rien n'arrête les amants....
Nous auro
ns, demain encore, des élans passionnés l'un vers l'autre. Des regards amoureux et des mots tendres. Dans la chaleur de nos nuits s'envoleront de longs soupirs, car rien n'arrête les amants....
Nous auro
ns, toi et moi, d'autres romances sans parole et à la lueur de la lampe, des soirées toutes en douceur et aussi longtemps que je vivrai, je t'appellerai : Amour... car rien n'arrête les amants....
Nous aurons , j'en suis certaine, dans d'autres vies les mêmes palpitations l'un envers l'autre, dans le creux de nos silences, car les mots sont inutiles aux amants que rien n'arrête....
No
us aurons parce que c'est écrit , de merveilleux corps à corps simplement vêtus de notre passion. les gestes tendres l'un pour l'autre, car rien n'arrête les amants....
Nous aurons par delà la douleur, des têtes à têtes enflammés, les yeux dans les yeux, c½ur contre c½ur, car rien n'arrête les amants...
No
us aurons, je le sais de longues conversations avec les mains et avec les yeux. et nous joindrons nos bouches pour porter les mots à domicile... car rien n'arrête les amants
No
us aurons bientôt aussi , des doutes et des craintes car l'amour est espiègle, et les matins extraordinaires feront places aux soirées d'angoisse, car rien n'arrête les amants....
Nou
s aurons encore et encore, des envies et des fantasmes a peine exprimés et nous ferons l'amour comme a 16 ans, timidement... car rien n'arrête les amants
N
ous aurons des heures merveilleuse aussi, car l'amour est simple , même si nous , nous sommes devenus compliqués, car rien n'arrête les amants....
No
us aurons, crois moi d'autres passions car pour aimer assez, il faut aimer trop et en un lieux secret. Et sans hésiter, faire sans regret l'amour que nous aimons tant, car rien n'arrête les amants....

AIMONS NOUS AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD...






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#Posté le lundi 08 septembre 2008 01:11

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 07:11

LE PARC D'ATTRACTION..........................................................(nouvelle écrite en mars 2008)

St James, Nevada. Petite bourgade tranquille de 5.000 habitants. La famille Anderson vient d'emménager dans une jolie maison à la sortie de la ville. Bob, ingénieur de 42 ans, et Mathilde, 40 ans sa femme sont les heureux parents de 2 enfants. CIndy, 16 ans dont le MP3 est depuis longtemps visé sur ses oreilles et Tom, 11 ans son jeune frère infatigable explorateur. A l'exception de l'adolescente boutonneuse, ils sont tous très content de leur nouvelle vie. Les opportunités professionnelles de bob leur offrent la chance de quitter New York pour la campagne, avec la qualité de vie que cela implique.
C'est le début des grandes vacances, les cartons envahissent tous les recoins de la maison. Cindy qui passe la majeure partie de son temps couchée, est allongée sur sont li et écoute de la musique à fond, comme a son habitude.
Bob s'affère dans la grange et Mathilde vaque a ses occupations dans la cuisine. Il est bientôt 12 h 30, le déjeuner est presque près, elle sort sous le patio et sonne la cloche. Il n'y a pas longtemps à attendre pour voir mari et enfants rappliquer et se mettre les pieds sous la table.
- passe moi le plat, dit bob a sa fille
- Mathilde coupe le pain pour le mettre dans la corbeille. Tom a déjà la tete dans l'assiette et les doigts pleins de sauce. C'est une journée banale comme pour des milliers d'autres américains.

Un début juillet chaud et des vacances qui s'annoncent bien.
A quelques temps de la, la nuit est tombée depuis longtemps sur le village de la famille Anderson. Bob et Mathilde sont assis dans le canapé du salon , Cindy est vautrée, dans l'un des fauteuils de cuir, la tête a l'envers et les jambes sur le dossier. Le téléviseur retransmet un film d'épouvante des années 50. Malgré l'heure tardive, il fait très chaud, les fenêtres qui donnent sur le patio sont ouvertes en grands.
mais pas un souffle d'air ne fait bouger les rideaux. Par contre en regardant dehors, on peut voir Tom sur la terrasse assise dans le rock-in-chair, qui joue avec sa console de jeux. Il se balance doucement complètement absorbé par des combats intersidéraux...On est presque à la fin du film, mais c'est une nouvelle page de pub qui s'annonce. alors entre les mérites d'un dentifrice et un 4x4 tout équipée, bob et marthilde remarque la bande annonce déjantée d'un parc d'attraction à donner la chair de poule...
Horreurland , il se situe à moins de 100 kms au nord de l'état. c'est Mathilde qui réagit la première et si on allait y passer le week-end prochain ? ça nous changerai les idées, j'en ai soupé des cartons. Je suis sur que Tom adorerai cela. Qu'en penses-tu ? Bob , tout sourire, n'est pas difficile a convaincre.

- tu as raison chérie. On a tous besoin de faire une pause. Tu en penses quoi Cindy ?
- Ouais, ça a l'air cool, faut voir. Mais surtout, mon crétin de frère, chez les monstres. Super, pour peut qu'ils souhaitent le garder trop fort....
- CINDY ! cria sa mère
- Quoi ?
et la famille rigole en c½ur, alors que Tom toujours sur la terrasse, n'a rien suivit de la conversation beaucoup trop absorbé par son invasion martienne.

Or, le week-en est là. Nous sommes samedi matin, il est 9 h moins 20 et chacun a la tete dans son bol de petit déjeuner. Le départ pour Horreurland est prévu à 9h. pétantes... et bob est intransigeant sur l'horaire. Toute la famille rodée a ses petites manies, aussi à 9 h 04, la poussière s'envole derrière le 4x4 noire qui roule en direction de la route 22. Le voyage s'est fait en douceur et à 10 h 10, nos quatre vacanciers posent un pied sur le parking du parc. Il y a déjà plusieurs dizaine de voitures en stationnement. Alors , ils se dirigent en file indienne vers le porche d'entrée ou est dessiné un fantôme grimaçant.
Après dix minute de queue au guichet, une sorcière vêtue de violet leur remet quatre ticket et en route pour la peur. Horreurland est comme tous les parc à thème entièrement dédié a son sujet. Et ici, le parc est particulièrement bien organisé puisque l'on ne peut pas faire un pas sans sursauter. Les Anderson sont ravis, a leur arrivée, ils ont été affublés de masque horrible Tom s'est transformé en vampire, sa s½ur à une citrouille sur la tète, bob est un magnifique Frankeinstein et sa femme porte un masque de fantôme tout blanc.
Après s'être arrêtés à la sandwicherie les voila repartis, on approche les 1: 10 pm , et la petite famille se demande par qu'elle attraction elle va continuer.lorsque Tom s'écrie :
- regardez ! un train fantôme.
Cindy jette des yeux ronds alentours et accroche un sourire narquois lorsqu'elle pose enfin ses yeux sur le guichet de l'entrée de l'attraction remarquée par son frère. Du petit lait pense-t-elle, elle est aux anges, c'et exactement ce qu'il lui fallait pour continuer d'embêter Tom... et en plus cet idiot adore ça "avoir peur". Monstrueux. Leur quatre tickets en main, parents et enfants se dirigent vers la station. Le quai de départ est vide, malgré une foule dense dans le reste du parc. Mais toute a l'excitation de cette journée de vacances les Anderson discutent à bâton rompu, sans autres préoccupations. Le nouveau travail de bob, leur emménagement, les cartons, leur maison, et les travaux a faire, la rentrée des classes qui se profile... décidément, rien ne vient noircir cette belle journée. Au bout de quelques minutes, un bruit de mécanique simplifié, un courant d'air vient remuer la poussière. Un crissement aigue retentit et deux yeux jeunes grandissent en provenance du tunnel. Le train arrive, il roule encore vite. les lumières des wagons défilent et une rame s'arrête enfin juste devant eux. A cet instant plusieurs autres personnes arrivent et il y a meme une grand mère avec son petit chien. Ils montent dans la wagon de queue et les Anderson grimpent au milieu du train. bob et Mathilde s'assied sur la banquette de skie noire, alors que Cindy vient se coller a la porte de séparation de la rame précédente. Tom prend place sur les strapontins. Leur wagon est découvert,, alors que d'autres ont un toit et de la lumière. Mais Tom assure a qui veut l'entendre que ca sera bien mieux. Son père le charrie et il finit par hausser les épaules en criant : "même pas peur..."
Cindy en rit aux larmes. Mathilde, elle, a sortit l'appareil photo numérique, elle a bien l'intention d'immortaliser ces moments mémorables. Le train n'est pas encore parti qu'on entend déjà hurlé. En effet, dans les wagons couverts toutes les lumières se sont éteintent et l'on entend un ricanement horrible qui augment jusqu'a remplir toute la station. sur le quai un squelette avec une casquette et un sifflet e chef de gare fait de grand signes aux voyageurs avec son mouchoir.
- psffff ! Sitôt le coup de sifflet, le train s'ébranle doucement. Tom bondit sur ses pieds et crie de joie.
- ca y est. On part. Papa, je peux changer de wagon , s'il te plait ?
- Si tu veux mon gars, mais tu crois que tu n'aura pas trop peur sans nous, dit-il.
- Papa ! j'ai 11 ans, répond TOm indigné.
Mathilde et bob éclate de rire et lui font signe d'y aller. clic ! Mathilde a figer dans la mémoire numérique de son appareil , le visage de son fils avec remonté sur ses cheveux son masque de vampire. Ses yeux lancent littéralement des éclairs. comment lui, Tom Anderson, le plus grand des aventuriers du XXIème siècle pourrait il avoir peur, c'est proprement incompatible avec ses fonctions d'explorateur.
Alors Tom passe les portes du wagon suivant et se même aux quelques passagers. Il y a là, une vieille dame avec sa petite fille, sûrement du même age que lui. puis un jeune couple d'amoureux et enfin un couple avec des jumeaux d'environ 6 ou 7 ans. Ils se tiennent tous les deux par la main et l'un à un doudou collé sur son nez et sa bouche, de sorte que l'on ne voit que ses yeux bleus très clairs au-dessous du vieux bout de tissu sale et mal odorant. La lumière de ce wagon revient par intermitence. Les ricanements ont cessés, mais des cris d'animaux retentissent à intervales irréguliers. Le train roule à 10/15 kms et a déjà pénétré dans le tunnel. Une fraîcheur entoure les passagers. Mais soudain, la fraîcheur se change en froid glacial et piquant, un brouillard inquiétant enserre doucement le train et ses six ou sept wagons.
Tom a continué d'avancer et se trouve maintenant dans la dernière voiture, qui possède une plateforme extérieure. Mais là Tom hésite. Alors qu'il décide de rester a l'intérieur, un fantôme transparent et luminescent vient squatter derrière la vitre du train. C'est deux yeux jaunes brillent dans la pénombre du tunnel et ça bouche grande ouverte lance un cri muet. Tom sursaute et recule instinctivement par contre son hurlement a lui, empli tout le wagon. Il se retourne et constate avec effroi qu'il est vide. Absorbé par l'½il de cyclope du tunnel qui s'éloigne , tom n'a pas remarqué que les passagers ont changés de place, même dans le wagon précédent, il ne reste que le couple d'amoureux, les autres sont remontés plus haut encore. Essoufflé, Tom finit par se taire, puis il se rappelle du fantôme et se retourne. Il a disparu....Alors il se détend un peu et sourit, en parlant a haute voix.
- ils ont presque failli me faire flipper, ces blaireaux
Tom revient donc vers l'avant, avec l'intention de retrouver sa s½ur. En passant par la porte de communication, les lumières du train à nouveau éteintent, des citrouilles au c½ur de flamme font danser leur yeux et les bouches ricanantes ; une petite musique saccadé se fait entendre. Tom a ralentit son pas en traversant le wagon vide tous les sens en alerte. Les mains agrippées à la barre centrale du wagon ou il se trouve donc seul. Tom écoute la musique grossit encore et encore, Soudain, un hurlement retentit à faire exploser les tympans. Tom s'accroupit au sol et se bouche les oreilles. Pendant ce temps, le train sur une portion de rail en ligne droite accélère rapidement. Le vacarme des essieux finit par couvrir le cri d'horreur, mais le bruit est tel qu'il remplit la tète. Un virage survient et Tom se trouve déséquilibré, tombe a plat ventre sur le sol. Le nez au raz du linoléum, il voit de petites trappes s'ouvrirent dans la pénombre
et de petites lumières clignoter. Tom bloque sa respiration et ne bouge plus. Malgré le vacarme environnant, il sent comme une présence, il se retourne et regarde partout au sol. Rien, puis il pressent d'autres mouvements de l'autre coté, et le temps de se retourner. Il entrevoit quelques chose disparaitre derrière l'une des banquettes vident. Les yeux largement ouverts comme des billes, il reste immobile, lorsqu'il sent comme une bête contre sa jambe droite. IL hurle et se jette en avant pour se réfugier près de la porte de descente en station. Alors comme un signal, une multitude de rat traverse en tous sens. Plusieurs spécimens grimpent sur Tom qui se met a gesticuler comme un pantin désarticuleé, mais les cris qu'il pousse se noient dans les décibels déjà présents à l'intérieur du wagon.
Soudain, un silence de plomb s'abat sur tout le train qui file à une allure folle. On n'entend plus que le cliquetis des essieux à chaque tour de roue sur les rails. Tom a bloqué sa respiration instinctivement, il regarde partout à la fois, lorsqu'il remarque qu'il n'y a plus de rongeurs nul part. Et par les vitres des portes communicantes vers l'avant et vers l'arrière, les wagons semblent vides. Personnes. Ou sont donc passé les voyageurs ? Tom commence à paniquer, sa poitrine se soulève maintenant à un rythme accélérée. Il guette le moindre bruit suspecte autre que le roulement du train. Alors dans un mouvement de panique, il courre vers l'avant et change plusieurs fois de rame. Toujours personnes. Actuellement il se trouve sur un wagon plate-forme, sans toit et toujours dans une solitude pesante. il remonte encore d'un wagon, puis...
TUT ! TUT ! TUT ! TUT ! TUT ! TUT ! une sirène d'alarme retentit à intervalles réguliers et surprend Tom qui stoppe son avancée. Se tenant de sa main gauche a la barre métallique, il regarde en direction de l'avant ou il ne reste que 2 wagons a traverser pour etre dans celui de tete. Maintenant , il en est sur, il est seul dans le train...
CCRRRRRIIIIIIIiiiiiiiiii !!!!!!!!!
le coup de frein est aussi soudain qu'inattendu et précipite tom contre la porte de communication de la rame, la joue gauche collée à la vitre , les yeux écarquillés et la paume des mains sur le métal gluant du wagon. IL reste là collé comme un insecte que un pare-brise de voiture, alors que le train freine toujours de toutes ses roues. Dans les bruits de roulement, les crissements de roues et les TUT de la sirène . Le temps semble suspendu. Tom écrasé contre le métal froid, attend interminablement de pouvoir bouger. Stop. Enfin le train est complétement arreté. Déséquilibré , tom se retrouve assis par terre. Il se relève rapidement et passe la porte de l'avant dernier compartiment. Avant meme d'avoir fait deux pas, il entend un bruit étrange, comme une serrure que l'on verrouille. Tom se retourne, personne. Il revient sur ses pas et regarde par la vitre, l'enfilade de wagon les uns derrière les autres. Soudain, il laisse échappé un soupir. Tout là-bas, dans le wagon de queue il entrevoit une ombre. Tom s'agite, appelle et remue les bras. Mais plus rien ne bouge. C'est comme si il avait revé. Alors il pose sa main sur la poignée de la porte de communication et appuie. Rien. La poignée s'abaisse dans le vide. la porte est fermée a clé. Il panique et la secoue sans ménagement. Rien n'y fait. C'est pourtant par là qu'il est arrivé ! C'était donc cela le bruit de serrure. IL s'arrete et regarde une nouvelle ombre rouge et blanche passe furtivement au loin. Cette fois, il n'a pas revé, alors instinctivement, il recule sans quitter des yeux l'arrière du train et son dos cogne contre la barre de métal. Il sursaute et hurle. Sans est trop... Il court jusqu'a l'autre porte. Pareil, elle est fermée.
Tom !
Il s'arrete net. Qui l'a appelé ? Il a entendu murmurer son prénom, il en est sur.
Tom ! Tom!
ça y est , ça recommence. Le garcon se retourne en tout sens, complètement essoufflé prêt a bondir
TOM !
Là c'était un ordre prononcé a haute et intelligible voix, juste derrière lui. Tom se retourne d'un seul bloc....
HHHHHHAAAAAAAAAAAAA !
Un clown au maquillage et au costume rouge et blanc ricanant doucement est assis sur une des banquettes de son wagon. La surprise est telle qu'une fois son cri éteint, il reste là , la bouche ouverte sans dire un seul mot. Le clown venu d'on ne sait ou, le regarde immobile et muet comme un pantin jeté là. Trois bonnes minutes au moins se sont écoulées avant que Tom ne puisse demander
- Mais ou sont les autres ?
HAHAHAHAHA !
Le clown a littéralement éclaté d'un gros rire sonore. Un rire froid et glacial, les deux mains gantées de rouge posées sur ses genoux. Il fixe Tom sans sciller des paupières. Ses yeux aussi semblent rouge....
PLOP !
Tom s'écroule de tout son long sur le plancher, évanoui.
...
HUUUMMM !
Tom remue lentement émergeant d'un profond sommeil. Son corps jetée là était secoué de soubresauts ça et là... Puis se fut au tour de ses paupières. Enfin, il ouvrit les yeux d'abord fixement,puis en faisant le tour de l'endroit ou il se trouvait. Il se rappelait maintenant. Apparemment,il était toujours dans le train fantome, couché sur le plancher ou il avait eu son malaise. Et le clown blanc et rouge ?
L'enfant se redresse sur son séant. Après un rapide tour d'horizon, il constate qu'il est de nouveau seul pas de clown ni meme personne d'ailleurs. En fait, ce qui a du le réveiller , c'est que le train roule maintenant doucement dans la semi-pénombre. La loupiote du plafonnier clignotant seulement de temps en temps. Combien de temps s'est -il écoulé depuis sa perte de connaissance ? Il ne saurait le dire. D'abord parce qu'i n'a pas de montre, ensuite parce que dans le tunnel, il ne sais si dehors il fait encore jour. Par contre, son estomac le torture. Tom est affamé et à soif, plusieurs heures ont donc du passer depuis le repas de midi. c'est alors que Tom perçoit au loin un tintement de cloche saccadé qui dure environ deux à trois minutes. Soudain un grésillement, et une voix impersonnelle retentit d'un haut parleur dans la rame caché on ne sait ou !
- chers passagers, nous espérons que vous ayez fait un bon voyage. Préparez vous a descendre en station. Terminus Tout le monde descend... La compagnie vous souhaite une agréable journée. Tom n'en croit ni ses yeux, ni ses oreilles. Le cauchemar va prendre fin. En regardant vers l'avant, on voit déjà la fin du tunnel et la lumière du dehors qui grossit. Le train avance au pas maintenant et s'arrete en gare, mais tres curieusement Tom a une drole de sensation. Non seulement, il est l'unique passager du train, mais il n'y a personne sur le quai. Tom regarde a gauche et a droite en station. Personne. Il hesite un moment en ce demandant ou peuvent bien se trouver ses parents, sa soeur et les autres....
Il décide de se diriger vers la SORTIE. Tiens, c'est drole , je croyais que les poubelles du quai étaient en bois vernis et pas en plastiques vert ! Comme un jeu de piste, tom suit les flèches directionnelle et après quelques couloirs et escaliers, il se retrouve devant la gare comme a l'aller avec sa famille. Mais là , il n'y a personne. Il reviens sur le chemin du matin et fini par se retrouver a l'entrée du parc. Mais ou sont -ils donc tous passés ? Quelques heures peut-il etre ? Tiens, l'enseigne au dessus de la porte d'entrée est a moitié décrochée et toute délavée, usée... Horreurland , les lettres sont a peine lisibles. On se croirait meme dans un parc abandonné. soudain, Tom regard autour de lui et remarque qu'il y a de l'herbe qui a poussé un peu partout. Les mains dans les poches, il se souvient que le parc était bien entretenu, il n'y avait meme pas un papier par terre,ce qui relevait de l'exploit avec le monde qui déambulait a l'intérieur. Toujours interrogatif, Tom se demande ou sont les employés ? Pourquoi la porte du guichet des visiteurs pend elle lamentablement sur un seul gond ? et puis c'est quoi ce silence ? se met à hurler le petit garcon.
Mais a part un souffle d'air, rien ne bouge. Rien ne lui répond. Tom reste là tout seul a l'entrée du parc désert. Des buissons de branches, comme dans les vieux western, roulent poussés par le vent. La poussière des allées vient saupoudrer l'horizon. Et puis Tom regarde le parking vide aussi, le soleil se couche lentement derrière les arbres. c'est marrant il a l'impression que tout a l'heure les arbres étaient moins nombreux et plus petits aussi.
cric, crac, cric, crac, cric, crac
le craquement des gravillons se fait entendre a l'entrée de la route qui vient de la nationale. et malgré la poussière, tom distingue comme une silhouette.
cric, crac, cric, crac, cric, crac.
A bien y regarder, on dirait une femme agée...
cric, crac, cric, crac, cric, crac.
Tom n'a pas bougé. Planté au milieu du parking, les mains enfoncés dans son jean, il observe la visiteuse d'un certain age. Une dizaine de pas les séparent. C'est une femme d'une soixantaine d'année, legerement ridée et encore alerte. Il a meme l'impression de l'avoir déjà vu. Ils sont face à face et la femme le dévisage.
- Tom, c'est toi ?
Le garcon, regarde au tour de lui, et demande :
- Heu ! c'est a moi que vous parler ?
- c'est toi Tom ?
- - Oui Madame, je m'appelle bien Tom, mais qui etes vous ?
- Tom , mon Dieu , Tom, tu ne me reconnais pas ?
- Non, je devrais ?
- Mais je suis Cindy, ta soeur.!
Plusieurs minutes s'écoule sans que Tom ne dise quoi que ce soit. IL regarde cette dame aux cheveux gris alourdit et un peu voutée a cause de son age. Comment cette femme pourrait elle etre Cindy ? Cindy a 16 ans et elle doit etre quelques part dans le parc. Pourtant Tom , meme si il n'arrive pas a y croire, ne quitte pas les yeux en face de lui. Cette lueur malicieuse, ce sourire.
-c'est pas possible.
La femme fait les quelques pas qui les séparent encore et face a Tom, elle pose les mains sur ses épaules.
- Mon frère, je suis si contente de te retrouver. Oh ! si les parents pouvaient voir ça !
Des larmes coulent de ses yeux,, ses épaules rondent remuent au rythmes de ses sanglots.
- Si tu savait ! ça fait 47 ans que je viens au parc, tous les samedis pour voir si tu es la.... Pendant des années , papa et maman sont venus aussi. Et puis papa à fait une crise cardiaque il y a dix ans, a la suite de cela maman à perdu la tete, elle est dans une maison psychiatrique pour adulte et Ed, mon mari m'a accompagné jusqu'à l'année dernière. ou il est mort d'un cancer, jamais je ne me suis découragée. Je serais venu tous les samedis de ma vie s'il avait fallu, dit, entre deux sanglots, la vieille femme.
Tom n'a pas bougé, il a écouté sans broncher. Cette voix, mon Dieu, cette voix c'est celle de cindy.
- c'est pas possible, vous ... tu étais là, dit-il en montrant l'intérieur d'horreurland.
-Mon pauvre chéri, le parc a fermé l'année ou tu as disparu. l'enquete a durée des années et le tribunal a jugé bon de ne pas le laisser réouvrir. Le parc est abandonné depuis. Viens Tom ne restons pas là, rentrons a la maison maintenant.





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#Posté le jeudi 06 mars 2008 02:44

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 00:08

TANTE LOUISE.......................................................................(nouvelle écrite en fevrier 2008)

Oin ! Oin ! Oiiiinnnn !

Le bébé pleure très souvent. Mathilde est fatiguée. Depuis 5 mois que Marie est née, elle n'a pas fait une seule nuit complète. Richard, son mari, ne rentrera que vers 19 h et même là, elle ne sera pas encore tranquille. Son époux travaille beaucoup, il passe toutes ses journées au bureau, il faut qu'il se repose.
19 h 13.
- je suis rentré !
Mathilde lui saute au cou. Dans la chambre du fond, on entend la petite hurler.
- Ma pauvre cherie. Marie a encore été bruyante aujourd'hui ?
- Ne m'en parle pas. On dirait qu'elle s'entraine pour le train fantôme.
Richard sourit et dit :
- Ok. Va te reposer une heure, je vais la prendre.
En fait, depuis la naissance de leur enfant, c'était presque tous les soirs comme ça. Sans que l'on sache pourquoi , la petite hurle a pleins poumons sitôt un ½il ouvert, et qu'elle n'est pas à bras ou en promenade. Mais que faire ? Oin ! Oin ! Oiiinnn!

Quelques semaines plus tard, Marie ne s'étend pas calmée, elle a eu droit à plusieurs visites chez le pédiatre. Notre jeune couple n'en peut vraiment plus. Alors tous les mercredis, tante Louise, la s½ur de la mère de Mathilde, vient en début d'après midi pour emmener Marie au parc, en poussette jusqu'au soir. Malgré cela les tourtereaux sont très fatigués. Bien sur, ils adorent leur fillette, mais le corps a ses exigences. et là...
Le docteur leur a assuré qu'elle n'était pas malade, il l'a examinée longuement, mais rien. Le médecin pense que c'est dans son caractère, tout simplement . Elle a besoin de bouger, de sortir, de capter son attention, le seul moment ou elle se tait. Mais c'est impossible de sortir tout le temps, évidemment.
A quelques temps de là, Mathilde est au téléphone avec tante Louise, comme elles le font plusieurs fois chaque semaine.
- Si le docteur t'a certifié qu'il n'y avait rien d'anormal, ne te tracasse pas.
- Mais , ne je m'inquiète pas , ma tante, c'est juste que Richard é moi, on en peut plus.
- Une idée m'est venue l'autre jour. Tu sais quoi ? Et si vous partiez en vacances ?
- Avec Marie, tu n'y penses pas.
-Bien sur que non, sans la petite. Juste toi et ton mari , en tête à tête... Je pourrai très bien la garder pendant votre absence. Qu'en penses-tu ?
Mathilde était restée sans voix. Se retrouver seule avec Richard, elle en rêvait. Mais enfin tout de meme, laisser Marie avec Louise, c'est inespéré. Mais sa tante a tout de même atteint un grand age et la petite risque fort de l'épuiser. En tout cas, cette proposition demande réflexion. Elles en reparleront.
Effectivement, Mathilde et Richard en ont discutés. La proposition est tentante. Aussi, un mois plus tard. Il est décidé que tante Louise viendrait à la maison pour le temps de leur voyage. Nous sommes le 3 mars et richard a trouvé sur internet, un pack transport-hébergement pour le Maroc, défiant toute concurrence : 450 ¤ par personne, départ dans 15 jours et a eux les plages et le soleil.
Mathilde rappelle Tante Louise.
Dring ! dring !
- Allo ?
- Bonjour ma tante, c'est Mathilde.
- Tu vas bien ma chérie ?
- Oui , Richard nous a trouvé deux places au soleil pour le 21. Tu crois que tu pourrais venir 10 jours avec Marie , alors ?
- Bien entendu mes petits trésors, puisque je vous l'ai proposé.
- Mais tu es sur que cela ne va pas trop te fatiguer ?
- Mathilde, c'est juste pour 10 jours, alors partez tranquille et ne vous inquiétez pas. Par contre, si vous le permettez, j'arriverai la vieille pour avoir le temps de m'installer.
- Bien sur tantine, ta chambre sera prête pour vendredi. C'est génial, je suis si contente...
les jours sont passés vite, avec la petite qui crie toujours autant et les préparatifs du voyage. Bref, le vendredi matin, Mathilde donnait un bain à marie et deux gros sacs trônent dans le vestibule. Tout est prêt et Richard exceptionnellement, finira son travail a 13 h. Ils auront largement le temps d'aider Louise avant leur départ pour le lendemain matin. Un taxi viendra les prendre vers 7 h 10.
Tante Louise sonna à la porte à 14 h et quelques...
Elle avait mangé un sandwich avant de prendre le métro et avec marie sur ses genoux, elle savourait tranquillement un thé au citron que ses neveux lui avaient servit avec amour. Louise souriait, les deux tourtereaux étaient heureux, cela se voyait à leurs yeux qui brillaient.
Ils passèrent l'après midi à papoter jusqu'en en soirée. Marie se coucha sans difficulté et s'endormit fatiguée de tout se remue-ménage. Et tous allèrent au lit. Le jour du grand départ était proche.
Mathilde et Richard montèrent dans le taxi à 7 h 07. Tante Louise agitait la main, par la fenêtre, avec marie dans les bras. La petite ne pleurait pas, elle gazouillait même.

Pour les jeunes parents, tout s'enchaina au plus vite. L'aéroport sans encombre, l'embarquement et le vol d'heure et demi jusqu'à Marrakech, la navette de l'hôtel et enfin le cocktail de bienvenue au bar en short et robe à fleurs.
Richard et Mathilde se redécouvrent enfin, après de long mois de stress , due a l'arrivée de leur petite fille. Alors après seulement quelques heures de dépaysement, ils étaient déjà redevenus des amoureux comblés.
Ha ! les vacances au soleil du Maroc. Les 10 jours ont filés à une allure folle. Aussi dans le hall de l'aéroport, Richard et Mathilde le tient halé et du bonheur pleins les yeux, sont fin prêts a affronter avec extase , les biberons à 2 h du matin, et les cris d'hystérique de leur fille chérie. Ils sont contents de rentrer.
Un taxi les déposa au pied de chez eux, le 1er avril , il était 11 h moins 5. C'est donc avec leur sac à la main et en grande conversation qu'ils pénétrèrent dans le hall de l'immeuble. Devant la porte de leur appartement , au premier, richard sonne. Ils avaient laisser leur clé chez eux. Rien. pas un bruit. Après quelques secondes d'attente, il ressonna. Ils échangèrent un regard et Mathilde toujours souriante, dit :
- elles ont du aller au parc, elles ne vont pas tarder.
L'immeuble ne possédant pas de gardienne, ils s'asseyèrent dans l'escalier sur le palier en attendant, après avoir posés leur sac sur le paillasson. Ce n'est qu'après 13 h, qu'ils s'inquiétèrent...



Le rapport de Police est formel, La tante Louise, 71 ans, est morte, devant la télévision seulement trois jours après le depart de ses neveux. Marie blottie dans ses bras, alors qu'elles étaient assises dans le fauteuil du salon, a été retrouvée la tête fracassée aux pieds de la vieille dame. Il est évident qu'après un laps de temps, la petite a du hurler et se débattre avant de tomber des bras de Louise LEFORT. Elle est alors tombée au sol et sa tête a heurté la table basse en verre ou était posé les magasines. Marie, 7 mois, est morte sur le coup.
Les voisins ont bien entendu un bébé hurlé, mais personne ne s'est interrogé, puisque tout le monde, dans la maison, avait l'habitude d'entendre le bébé du premier crier du matin au soir...



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#Posté le samedi 23 février 2008 21:45

Modifié le lundi 08 septembre 2008 10:47

NIGHTMARE BEFORE CHRISMAS - pAGE De pUBLICITé

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#Posté le samedi 23 février 2008 21:38

Modifié le mercredi 20 août 2008 21:30

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